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zMisplaced Stories [ADMIN use only] › NE › French
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Adult ++
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Disclaimer:
Harry Potter appartient à JK rowling, que je remercie au passage, je ne tire aucun profit de cette histoire !
Chapitre 2
Chapitre 2
Les semaines et les réunions se suivaient, sans que rien ne semble changer au scénario bien huilé orchestré par Voldemort.
Severus, un peu plus pâle chaque fois, se rendait deux fois par semaine au Manoir des Ténèbres, le ventre noué mais les épaules droites et le regard assuré.
Chaque fois, le déroulement était le même. Les Mangemorts s’installaient à leur place attitrée, attendaient l’entrée de leur maître, tenant en laisse un Potter apathique et soumis. Puis il s’asseyait, détachait la laisse du collier et déclarait la réunion ouverte tandis que le garçon s’attelait à sa tache sordide sous la table.
Severus ne parvenait pas à s’y habituer. Chaque fois, il devait se retenir d’aller chercher Potter, de le sortir de cette fichue pièce et de l’emmener le plus loin possible… mais il n’aurait pas fait un pas avant que Voldemort ne l’abatte et il le savait. Contraint de regarder le garçon offrir ses services aux Mangemorts, subir leurs fantasmes pervers, il se sentait pris dans un mauvais cauchemar qui revenait encore et encore.
Il n’avait pas pu tout dire à Dumbledore. Pas les détails. Un vague rapport de ce qu’il avait vu au Manoir avait suffit à faire prendre dix ans au directeur, déjà terrassé par la perte de Potter. La culpabilité ne l’avait jamais quitté après son enlèvement, juste sous ses yeux… Severus n’avait jamais considéré que le puissant sorcier ait vraiment quelque chose à se reprocher, mais chaque réunion le poussait un peu plus dans le dégoût et l’horreur ; et malgré lui il ne pouvait s’empêcher de penser que Dumbledore avait laissé cela arrivé.
C’était injuste bien sûr… mais bien moins injuste que ce qu’on avait fait à Potter.
Au fil des réunions, il avait noté avec une fascination morbide les habitudes des Mangemorts. Lucius ne se contentait jamais d’une fellation et prenait toujours le garçon, bien cambré, avec une violence perverse et précise. Nott, lui, aimait qu’Harry lève haut les genoux tandis qu’il le pilonnait sans ménagement. Goyle lui faisait plier la nuque à l’extrême tandis qu’il le chevauchait, la main nouée dans ses cheveux à les lui arracher…
Et le garçon se pliait complaisamment à chaque exigence malsaine. Il les devançait même, connaissant les goûts de ses « clients ». Non pas que cela les adoucissent, bien au contraire. Leur violence dans leurs étreintes s’accompagnait presque toujours de claques, griffures, et la plupart des Mangemorts prenaient plaisir à repousser le garçon sous la table d’un coup de pied bien placé une fois leur jouissance obtenue.
Mais il ne laissait jamais échapper plus qu’un hoquet de souffrance discret, généralement arraché par les coups de rein brutaux de Malfoy. Severus en venait à penser que ce gémissement faisait autant jouir Lucius que l’acte sexuel en lui-même…
Ce que Snape redoutait le plus, toutefois, était le moment où Harry rampait entre ses jambes pour chercher la fermeture de ses robes et lui prodiguer, à lui aussi, ses services. Le Maître des Potions redoutait chaque fois de ne parvenir à un état d’excitation suffisant pour ce qu’on attendait de lui, se trahissant ainsi aux yeux du Seigneur des Ténèbres.
Mais chaque fois, la honte reprenait le dessus alors que les caresses du garçon, qu’il évitait soigneusement de regarder, parvenaient encore et encore à éveiller son désir. La bouche experte qui enveloppait son membre avec une sorte de dévotion lui faisait oublier l’horreur et de dégoût que toute la scène lui inspirait. Et la langue habile, qui le stimulait avec une ferveur sans faille, le menait immanquablement à un orgasme abject mais nécessaire pour conserver sa position…
Puis le garçon, déjà bien abîmé et tremblant de fatigue à ce stade, rejoignait son maître à quatre pattes pour subir l’interminable et toujours violent assaut qui clôturait chaque réunion.
Après cela, Snape rentrait le plus vite et le plus dignement possible à Poudlard, avant de passer sa nuit penché sur le lavabo, vomissant sans fin et fixant son reflet dans la glace pour tenter d’y trouver un reste de dignité.
Mais il n’en trouvait jamais.
Ce samedi là toutefois, alors que Severus s’installait à la table pour la sixième fois, les choses semblèrent changer. Le couvert était mis, et les Mangemorts commencèrent à discuter entre eux à voix basse jusqu’à ce que le Seigneur des Ténèbres fasse son apparition, traînant Potter au bout de sa laisse.
Cette fois, lorsque Voldemort s’assit, il ne détacha pas immédiatement la laisse du garçon qui s’installa à ses pieds comme à son habitude, son regard toujours aussi vague et indifférent à ce qui l’entourait.
« Bienvenue à ma table » accueillit il les douze Mangemorts qui l’entouraient. Tous murmurèrent des remerciements. « Les choses ayant évolué favorablement ces derniers temps, j’ai pensé qu’il était temps de récompenser mes plus fidèles Mangemorts en organisant une réunion moins formelle. Severus, il me semble que c’est la première fois que tu participes à nos petites agapes… j’espère que tu n’as pas déjà dîné avant de venir. » fit il d’une voix moqueuse.
« Non, maître » répondit il. « C’est un honneur. »
« En effet » répliqua Voldemort. « Mais je crois pouvoir dire que tu t’en es montré digne. Tes dernière potions se sont révélées particulièrement efficaces. Je suis heureux de voir que tu as finalement choisi ton camp. »
« Il n’en a jamais été autrement, maître » répondit Snape. « Ma loyauté vous est entièrement acquise… »
« Je l’entend bien. » fit le Seigneur des Ténèbres. Puis, d’un geste vers la table, il fit apparaître une multitudes de plats et de bouteilles qui vinrent rapidement la couvrir.
Le maître se servit, puis chaque Mangemort après lui, dans l’ordre hiérarchique de leur arrivée, constata Severus. Dernier de la table, il se servit enfin, et le repas pu commencer.
L’atmosphère était plus détendue que lors des réunions précédentes, et chose étrange, nota Snape, Voldemort n’avait pas libéré Potter.
Le garçon se tenait toujours agenouillé à ses pieds, sans réaction, vêtu seulement du harnais habituel. Et soudain, alors qu’il semblait absorbé par sa discussion avec Lucius Malfoy, le maître des Mangemorts saisit un morceau de viande dans son assiette et le tendit négligemment à Harry, sans s’interrompre pour lui jeter un regard. Tout aussi naturellement, celui-ci se pencha pour prendre la viande entre ses dents, et la manger là, dans la paume de son maître.
Severus resta pétrifié. Après tout ce qu’il avait déjà pu observer, il ignorait comment ce simple petit détail d’humiliation et de soumission profonde pouvait à ce point le toucher, mais voir l’Elu manger sans plus de façon dans la main du Seigneur des Ténèbres, comme un chien à qui on tendrait un os… c’était un choc presque aussi grand que celui qu’il avait eu en le voyant ici même, pour la première fois, quelques semaines auparavant.
Qu’était il advenu du garçon arrogant qui n’acceptait jamais une remarque et plaçait son honneur plus haut que sa sécurité ?
Secouant la tête, il tenta de chasser ses pensées. Merlin, ce n’était pas le moment de se trahir… mais il pouvait sentir que sa tache serait plus lourde qu’il ne l’avait espéré.
Quand les assiettes furent vidées et que Voldemort fit disparaître les plats pour les remplacer par le dessert, la soirée sembla prendre une tournure plus habituelle. Se penchant pour détacher la laisse d’Harry qui fila aussitôt sous la table, le Seigneur des Ténèbres entreprit d’interroger les Mangemorts sur leurs activités récentes.
Une fois de plus, le cérémonial recommença, Harry passant de Mangemort en Mangemort, jusqu’à finalement arriver à Snape. Severus pu sentir que les mains du garçon tremblaient tandis qu’il cherchait l’ouverture de ses robes… de toute évidence, la journée avait été longue pour lui aussi.
Les lèvres expertes s’attelèrent à leur tache avec ardeur, mais après quelques minutes seulement qu’il eut commencé, la voix calme et mielleuse de Voldemort l’interrompit.
« Severus. »
Snape tourna son visage tendu vers le Seigneur des Ténèbres, la bouche d’Harry quittant momentanément son membre.
« Oui, Maitre ? »
« Prends-le. Prend Harry. »
Severus sentit son sang se glacer. Laisser Harry pratiquer ses caresses humides semaine après semaine, il s’y était résolu, mais ce qu’il lui demandait là… ? Autour de lui, il put voir les regards intéressés fixés sur lui.
Il n’avait pas le choix.
Comme il avait vu faire les Mangemorts, il saisit le garçon par les cheveux et le tira vers lui. Harry obéit sans hésitation, et vint s’installer à califourchon sur ses genoux comme il l’avait déjà fait avec six autres Mangemorts ce soir là. Severus sentit sa gorge se nouer. Il aurait voulu caresser doucement le dos abîmé, embrasser ce cou tendu, murmurer un mot de réconfort… mais il ne pouvait pas se le permettre.
Fermant son esprit à défaut de ses yeux, il mit toute sa volonté à imiter les Mangemorts. Sans ménagement, il pénétra Harry, murmurant en lui même de ferventes excuses tandis qu’il prenait le garçon avec toute la violence dont il se sentait capable. Rien qui puisse rivaliser avec Lucius, songea-t-il, mais assez pour être crédible aux yeux de Voldemort.
Mais le garçon était si léger, Merlin, ses os si saillants sous sa peau, et ce front posé sur son épaule en tout abandon lui semblait si désespéré… refusant de réfléchir à ce qu’il était en train de faire, Severus ferma les yeux et continua sa besogne, tentant de faire passer sa rage pour la volonté de dominer qui semblait habiter les Mangemorts quand ils forçaient le garçon.
Enfin, après ce qui lui parut une éternité, il étreignit son corps dans un dernier soubresaut tandis que l’orgasme l’emportait.
Aussi accablé que soulagé d’en avoir fini, il repoussa le garçon qui revint vers son maître pour retrouver sa laisse.
Autour de lui, les visages semblaient amusés et satisfaits. Voldemort en particulier, constata-t-il. Comme toujours, il poussa Harry contre la table et clôtura la soirée par ses propres ébats, laissant le garçon pantelant sur la table, peinant à se relever quand il le tira sèchement par la laisse.
Les Mangemorts se préparèrent alors à partir sur un geste de Voldemort, mais alors que Severus s’apprêtait à les suivre, un geste de ce dernier le retint.
Quand la pièce fut enfin vidée, le Seigneur des Ténèbres s’approcha de lui, un sourire reptilien aux lèvres.
« Severus, je suis satisfait de ta conduite depuis ton retour parmi nous. »
« Merci, maître » fit Snape, intrigué
« Tu mérites une petite récompense. Tu resteras ici ce soir. »
Plus interloqué encore, Severus s’inclina profondément.
« C’est un grand honneur, maître. »
« Hmm. De plus, Harry te tiendra compagnie. Après toutes ces années à supporter le fameux Harry Potter en tant qu’élève, ce n’est que justice que tu puisses profiter de ses compétences, après tout. »
Le cerveau de Snape se mit à fonctionner rapidement. Il allait enfin avoir l’occasion tant attendu de faire sortir Harry d’ici ! Mais la tache allait être plus que périlleuse, il doutait que le garçon soit en état de participer à sa propre évasion…
Il s’appliqua à afficher un petit sourire cruel.
« Je saurai en profiter comme il se doit, soyez en assuré. »
« Je n’en doute pas » répondit Voldemort avec le même sourire. Puis, d’un geste solennel, il lui tendit la laisse.
« Il te mènera à ta chambre. Ne le quitte pas un instant. Je le récupèrerais demain matin au déjeuner. Puis-je compter sur toi, Severus ? »
« Bien entendu, maître » fit il en saisissant la laisse, cachant soigneusement sa répugnance.
Tournant les talons, le sorcier au visage de serpent quitta la pièce, le laissant seul avec le pâle fantôme de ce qui avait jadis été Harry Potter.
Son regard sans expression était posé sur lui, comme s’il attendait quelque chose.
« Eh bien, qu’est ce que tu attends ? » lança-t-il sèchement. « Amène moi à la chambre. »
Le garçon se mit aussitôt en mouvement, ses mouvements lents et mécaniques comme ceux d’un robot mal huilé. Sans jamais s’arrêter, il le conduisit à travers un dédale de couloirs et d’escaliers, jusqu’à une porte en bois devant laquelle il s’arrêta, indiquant à Snape d’un regard qu’ils étaient arrivés.
Le Maître des Potions ouvrit la porte, et il pénétrèrent dans une vaste pièce richement meublée, dont le point central était le large lit drapé de vert sombre.
Snape grogna. Il allait devoir trouver une solution pour les sortir rapidement de là. Lâchant la laisse, il se dirigea vers la fenêtre. Ils n’étaient qu’au premier étage… peut-être y avait il quelque chose de jouable par là. Il se retourna vers Harry qui n’avait pas bougé.
« Ne reste pas là comme une goule. Installe toi quelque part. » grogna-t-il.
Le garçon se balança d’un pied sur l’autre mais ne fit pas mine de bouger.
« Qu’est ce qu’il te faut, une invitation écrite ? » lança-t-il
Sans un mot, Harry fit un mouvement du menton pour désigner la laisse en cuir qui pendait de son cou.
« quoi, il faut que je te traîne jusqu’au lit avec cette chose ? » fit ironiquement le professeur.
Mais d’un hochement de tête, Harry lui fit comprendre que c’était effectivement le cas.
Grognant, Snape s’avança pour saisir la courroie de cuir et entraîna le garçon vers le lit. Il ignorait quels sorts étaient en place dans cette pièce, mais il ne tenait pas à prendre de risque. Tant qu’il ne serait pas convaincu que toute la maisonnée était endormie, il allait jouer le jeu jusqu’au bout. Quoiqu’il lui en coûte…
Il s’assit sur le lit, adossé au mur. Qu’allait il donc bien pouvoir faire de cet esclave au regard mort ?
« Potter, regarde moi. »
Le garçon leva les yeux vers lui.
« Sais tu qui je suis ? »
« Professeur Snape » répondit Harry d’une voix rauque.
« En effet, Potter. Que de bons souvenirs, n’est ce pas ? »
Le garçon continua de le fixer de ce regard vide sans lui répondre.
« Une réponse, Potter ! »
« Oui, maître » fit automatiquement celui-ci.
Snape frissonna. Ce n’était pas ce qu’il avait attendu… mais à quoi s’attendait il ? A genoux sur le lit, le garçon restait sans réaction, attendant visiblement des ordres. Il semblait encore plus maigre et osseux à la lumière des lampes de la chambre, et les nombreuses cicatrices et marques qui parsemaient son corps en disaient long sur ce qu’il avait vécu ces dernière années.
Son regard fut attiré par le collier auquel était attaché la laisse. Un collier de métal, fait de plusieurs plaques mobiles et qui semblait incrusté dans le cou du garçon. Sans doute était ce le cas, songea-t-il, si l’appareil avait été fixé dès son arrivée ici, et trop serré. De même que le harnais…
« Enlève cette chose » fit il en désignant le harnais noir.
Mais Harry secoua la tête.
« Interdit. »
Snape grogna.
« Tu ne l’enlèves donc jamais ? »
« Douche » répondit Harry. « Matin, soir. »
« Hum » fit Snape, sceptique. Il se serait personnellement passé de cet instrument. Visiblement, il était conçu pour permettre à celui qui le portait d’être pénétré sans difficulté. les courroies écartaient les fesses dès que le garçon ouvrait les jambes, mais il lui imposait une stricte abstinence pour tout le reste. Assez logique, somme toute.
Soupirant, il se laissa aller contre le mur, tentant de réfléchir à une solution.
Comme si c’était le signal qu’il avait attendu, Harry s’avança vers lui à quatre pattes, et entreprit de déboutonner ses robes. Tout ses muscles crispés, Snape le laissa faire. Il savait ce que Voldemort attendait de lui… d’eux. Jurant de demander pardon au garçon pour cela dès qu’ils seraient sortis de ce guêpier, il le laissa le déshabiller, les doigts fins caressant sa peau, les lèvres embrassant chaque point sensible de son anatomie.
Inéluctablement, il sentit son sexe se gonfler, incapable de résister aux caresses expertes d’Harry qui se frottait délicieusement contre lui. Lentement, la bouche descendit le long de son torse, jusqu’au engloutir voluptueusement son membre, pompant avec art chaque once de plaisir de son corps.
Alors qu’il s’apprêtait à jouir pour la deuxième fois ce soir là, les lèvres quittèrent son entrejambe, lui arrachant un grognement de frustration. Le garçon rampa sur lui, installant son poids si léger sur son buste et positionna ses fesses écartées pour qu’il puisse aisément le pénétrer.
Puis, devant son hésitation, Harry s’empala lui-même sur son membre, entamant un lent mouvement de va et vient.
Incapable de résister à la sensation, Severus se mit à balancer les hanches en rythme, allant et venant dans le garçon qui gémissait sur lui. Mais Severus n’était pas dupe de sa respiration haletante ni de ses gémissements ; la tension de son corps lui indiquait clairement que le garçon n’éprouvait aucun plaisir dans leurs ébats, seulement de la douleur.
Il n’en cessa pas pour autant de s’offrir au Maître des Potions, avec toutes les apparences de la satisfaction.
Hors des regards de Voldemort et des Mangemort, cependant, il était inutile de montrer plus de brutalité que nécessaire et Severus s’appliqua à faire souffrir le garçon le moins possible, malgré ses blessures. Une main au creux de ses reins, une autre sur ses côtes, il tentait de bouger le plus doucement possible quand il aperçu une lueur rouge inquiétante au fond de la pièce.
Voldemort… il les observait donc bien, comme il l’avait soupçonné et sa subite délicatesse avec Harry ne devait pas être à son goût.
Saisissant la mâchoire du garçon avec fermeté, il le força à le regarder. Il devait faire diversion… d’une façon ou d’une autre.
« Tu te souviens de Poudlard, Potter ? »
Le garçon hocha la tête, haletant.
« Rappelle toi des cours de potions. Imagine que tu es là, dans le donjon et que je suis en train de te prendre sur le bureau, devant tous les serpentards, et les griffondors. Imagine comme ce serait bon, Potter, de regarder l’horreur dans leurs yeux pendant que tu me suces… oh, oui, tu aimerai cela, n’est ce pas ? »
« Oui, maître » murmura le garçon, son expression vide
Un rapide coup d’œil informa Severus que la lueur rouge avait disparu. Voldemort était sans doute satisfait de ce qu’il avait vu… et entendu.
Ecœuré, au bord de la nausée, Snape accéléra le rythme. Il devait en finir avec cette mascarade au plus vite. Le garçon sembla comprendre ses intentions car il se mit à bouger les hanches en rythme, précipitant son plaisir jusqu’à ce que Severus jouisse enfin, dans un dernier coup de rein.
Avec un soupir, le garçon se laissa retomber sur lui.
Vidé, épuisé, Severus passa machinalement une main dans ses cheveux.
La nuit allait être longue…
Les semaines et les réunions se suivaient, sans que rien ne semble changer au scénario bien huilé orchestré par Voldemort.
Severus, un peu plus pâle chaque fois, se rendait deux fois par semaine au Manoir des Ténèbres, le ventre noué mais les épaules droites et le regard assuré.
Chaque fois, le déroulement était le même. Les Mangemorts s’installaient à leur place attitrée, attendaient l’entrée de leur maître, tenant en laisse un Potter apathique et soumis. Puis il s’asseyait, détachait la laisse du collier et déclarait la réunion ouverte tandis que le garçon s’attelait à sa tache sordide sous la table.
Severus ne parvenait pas à s’y habituer. Chaque fois, il devait se retenir d’aller chercher Potter, de le sortir de cette fichue pièce et de l’emmener le plus loin possible… mais il n’aurait pas fait un pas avant que Voldemort ne l’abatte et il le savait. Contraint de regarder le garçon offrir ses services aux Mangemorts, subir leurs fantasmes pervers, il se sentait pris dans un mauvais cauchemar qui revenait encore et encore.
Il n’avait pas pu tout dire à Dumbledore. Pas les détails. Un vague rapport de ce qu’il avait vu au Manoir avait suffit à faire prendre dix ans au directeur, déjà terrassé par la perte de Potter. La culpabilité ne l’avait jamais quitté après son enlèvement, juste sous ses yeux… Severus n’avait jamais considéré que le puissant sorcier ait vraiment quelque chose à se reprocher, mais chaque réunion le poussait un peu plus dans le dégoût et l’horreur ; et malgré lui il ne pouvait s’empêcher de penser que Dumbledore avait laissé cela arrivé.
C’était injuste bien sûr… mais bien moins injuste que ce qu’on avait fait à Potter.
Au fil des réunions, il avait noté avec une fascination morbide les habitudes des Mangemorts. Lucius ne se contentait jamais d’une fellation et prenait toujours le garçon, bien cambré, avec une violence perverse et précise. Nott, lui, aimait qu’Harry lève haut les genoux tandis qu’il le pilonnait sans ménagement. Goyle lui faisait plier la nuque à l’extrême tandis qu’il le chevauchait, la main nouée dans ses cheveux à les lui arracher…
Et le garçon se pliait complaisamment à chaque exigence malsaine. Il les devançait même, connaissant les goûts de ses « clients ». Non pas que cela les adoucissent, bien au contraire. Leur violence dans leurs étreintes s’accompagnait presque toujours de claques, griffures, et la plupart des Mangemorts prenaient plaisir à repousser le garçon sous la table d’un coup de pied bien placé une fois leur jouissance obtenue.
Mais il ne laissait jamais échapper plus qu’un hoquet de souffrance discret, généralement arraché par les coups de rein brutaux de Malfoy. Severus en venait à penser que ce gémissement faisait autant jouir Lucius que l’acte sexuel en lui-même…
Ce que Snape redoutait le plus, toutefois, était le moment où Harry rampait entre ses jambes pour chercher la fermeture de ses robes et lui prodiguer, à lui aussi, ses services. Le Maître des Potions redoutait chaque fois de ne parvenir à un état d’excitation suffisant pour ce qu’on attendait de lui, se trahissant ainsi aux yeux du Seigneur des Ténèbres.
Mais chaque fois, la honte reprenait le dessus alors que les caresses du garçon, qu’il évitait soigneusement de regarder, parvenaient encore et encore à éveiller son désir. La bouche experte qui enveloppait son membre avec une sorte de dévotion lui faisait oublier l’horreur et de dégoût que toute la scène lui inspirait. Et la langue habile, qui le stimulait avec une ferveur sans faille, le menait immanquablement à un orgasme abject mais nécessaire pour conserver sa position…
Puis le garçon, déjà bien abîmé et tremblant de fatigue à ce stade, rejoignait son maître à quatre pattes pour subir l’interminable et toujours violent assaut qui clôturait chaque réunion.
Après cela, Snape rentrait le plus vite et le plus dignement possible à Poudlard, avant de passer sa nuit penché sur le lavabo, vomissant sans fin et fixant son reflet dans la glace pour tenter d’y trouver un reste de dignité.
Mais il n’en trouvait jamais.
Ce samedi là toutefois, alors que Severus s’installait à la table pour la sixième fois, les choses semblèrent changer. Le couvert était mis, et les Mangemorts commencèrent à discuter entre eux à voix basse jusqu’à ce que le Seigneur des Ténèbres fasse son apparition, traînant Potter au bout de sa laisse.
Cette fois, lorsque Voldemort s’assit, il ne détacha pas immédiatement la laisse du garçon qui s’installa à ses pieds comme à son habitude, son regard toujours aussi vague et indifférent à ce qui l’entourait.
« Bienvenue à ma table » accueillit il les douze Mangemorts qui l’entouraient. Tous murmurèrent des remerciements. « Les choses ayant évolué favorablement ces derniers temps, j’ai pensé qu’il était temps de récompenser mes plus fidèles Mangemorts en organisant une réunion moins formelle. Severus, il me semble que c’est la première fois que tu participes à nos petites agapes… j’espère que tu n’as pas déjà dîné avant de venir. » fit il d’une voix moqueuse.
« Non, maître » répondit il. « C’est un honneur. »
« En effet » répliqua Voldemort. « Mais je crois pouvoir dire que tu t’en es montré digne. Tes dernière potions se sont révélées particulièrement efficaces. Je suis heureux de voir que tu as finalement choisi ton camp. »
« Il n’en a jamais été autrement, maître » répondit Snape. « Ma loyauté vous est entièrement acquise… »
« Je l’entend bien. » fit le Seigneur des Ténèbres. Puis, d’un geste vers la table, il fit apparaître une multitudes de plats et de bouteilles qui vinrent rapidement la couvrir.
Le maître se servit, puis chaque Mangemort après lui, dans l’ordre hiérarchique de leur arrivée, constata Severus. Dernier de la table, il se servit enfin, et le repas pu commencer.
L’atmosphère était plus détendue que lors des réunions précédentes, et chose étrange, nota Snape, Voldemort n’avait pas libéré Potter.
Le garçon se tenait toujours agenouillé à ses pieds, sans réaction, vêtu seulement du harnais habituel. Et soudain, alors qu’il semblait absorbé par sa discussion avec Lucius Malfoy, le maître des Mangemorts saisit un morceau de viande dans son assiette et le tendit négligemment à Harry, sans s’interrompre pour lui jeter un regard. Tout aussi naturellement, celui-ci se pencha pour prendre la viande entre ses dents, et la manger là, dans la paume de son maître.
Severus resta pétrifié. Après tout ce qu’il avait déjà pu observer, il ignorait comment ce simple petit détail d’humiliation et de soumission profonde pouvait à ce point le toucher, mais voir l’Elu manger sans plus de façon dans la main du Seigneur des Ténèbres, comme un chien à qui on tendrait un os… c’était un choc presque aussi grand que celui qu’il avait eu en le voyant ici même, pour la première fois, quelques semaines auparavant.
Qu’était il advenu du garçon arrogant qui n’acceptait jamais une remarque et plaçait son honneur plus haut que sa sécurité ?
Secouant la tête, il tenta de chasser ses pensées. Merlin, ce n’était pas le moment de se trahir… mais il pouvait sentir que sa tache serait plus lourde qu’il ne l’avait espéré.
Quand les assiettes furent vidées et que Voldemort fit disparaître les plats pour les remplacer par le dessert, la soirée sembla prendre une tournure plus habituelle. Se penchant pour détacher la laisse d’Harry qui fila aussitôt sous la table, le Seigneur des Ténèbres entreprit d’interroger les Mangemorts sur leurs activités récentes.
Une fois de plus, le cérémonial recommença, Harry passant de Mangemort en Mangemort, jusqu’à finalement arriver à Snape. Severus pu sentir que les mains du garçon tremblaient tandis qu’il cherchait l’ouverture de ses robes… de toute évidence, la journée avait été longue pour lui aussi.
Les lèvres expertes s’attelèrent à leur tache avec ardeur, mais après quelques minutes seulement qu’il eut commencé, la voix calme et mielleuse de Voldemort l’interrompit.
« Severus. »
Snape tourna son visage tendu vers le Seigneur des Ténèbres, la bouche d’Harry quittant momentanément son membre.
« Oui, Maitre ? »
« Prends-le. Prend Harry. »
Severus sentit son sang se glacer. Laisser Harry pratiquer ses caresses humides semaine après semaine, il s’y était résolu, mais ce qu’il lui demandait là… ? Autour de lui, il put voir les regards intéressés fixés sur lui.
Il n’avait pas le choix.
Comme il avait vu faire les Mangemorts, il saisit le garçon par les cheveux et le tira vers lui. Harry obéit sans hésitation, et vint s’installer à califourchon sur ses genoux comme il l’avait déjà fait avec six autres Mangemorts ce soir là. Severus sentit sa gorge se nouer. Il aurait voulu caresser doucement le dos abîmé, embrasser ce cou tendu, murmurer un mot de réconfort… mais il ne pouvait pas se le permettre.
Fermant son esprit à défaut de ses yeux, il mit toute sa volonté à imiter les Mangemorts. Sans ménagement, il pénétra Harry, murmurant en lui même de ferventes excuses tandis qu’il prenait le garçon avec toute la violence dont il se sentait capable. Rien qui puisse rivaliser avec Lucius, songea-t-il, mais assez pour être crédible aux yeux de Voldemort.
Mais le garçon était si léger, Merlin, ses os si saillants sous sa peau, et ce front posé sur son épaule en tout abandon lui semblait si désespéré… refusant de réfléchir à ce qu’il était en train de faire, Severus ferma les yeux et continua sa besogne, tentant de faire passer sa rage pour la volonté de dominer qui semblait habiter les Mangemorts quand ils forçaient le garçon.
Enfin, après ce qui lui parut une éternité, il étreignit son corps dans un dernier soubresaut tandis que l’orgasme l’emportait.
Aussi accablé que soulagé d’en avoir fini, il repoussa le garçon qui revint vers son maître pour retrouver sa laisse.
Autour de lui, les visages semblaient amusés et satisfaits. Voldemort en particulier, constata-t-il. Comme toujours, il poussa Harry contre la table et clôtura la soirée par ses propres ébats, laissant le garçon pantelant sur la table, peinant à se relever quand il le tira sèchement par la laisse.
Les Mangemorts se préparèrent alors à partir sur un geste de Voldemort, mais alors que Severus s’apprêtait à les suivre, un geste de ce dernier le retint.
Quand la pièce fut enfin vidée, le Seigneur des Ténèbres s’approcha de lui, un sourire reptilien aux lèvres.
« Severus, je suis satisfait de ta conduite depuis ton retour parmi nous. »
« Merci, maître » fit Snape, intrigué
« Tu mérites une petite récompense. Tu resteras ici ce soir. »
Plus interloqué encore, Severus s’inclina profondément.
« C’est un grand honneur, maître. »
« Hmm. De plus, Harry te tiendra compagnie. Après toutes ces années à supporter le fameux Harry Potter en tant qu’élève, ce n’est que justice que tu puisses profiter de ses compétences, après tout. »
Le cerveau de Snape se mit à fonctionner rapidement. Il allait enfin avoir l’occasion tant attendu de faire sortir Harry d’ici ! Mais la tache allait être plus que périlleuse, il doutait que le garçon soit en état de participer à sa propre évasion…
Il s’appliqua à afficher un petit sourire cruel.
« Je saurai en profiter comme il se doit, soyez en assuré. »
« Je n’en doute pas » répondit Voldemort avec le même sourire. Puis, d’un geste solennel, il lui tendit la laisse.
« Il te mènera à ta chambre. Ne le quitte pas un instant. Je le récupèrerais demain matin au déjeuner. Puis-je compter sur toi, Severus ? »
« Bien entendu, maître » fit il en saisissant la laisse, cachant soigneusement sa répugnance.
Tournant les talons, le sorcier au visage de serpent quitta la pièce, le laissant seul avec le pâle fantôme de ce qui avait jadis été Harry Potter.
Son regard sans expression était posé sur lui, comme s’il attendait quelque chose.
« Eh bien, qu’est ce que tu attends ? » lança-t-il sèchement. « Amène moi à la chambre. »
Le garçon se mit aussitôt en mouvement, ses mouvements lents et mécaniques comme ceux d’un robot mal huilé. Sans jamais s’arrêter, il le conduisit à travers un dédale de couloirs et d’escaliers, jusqu’à une porte en bois devant laquelle il s’arrêta, indiquant à Snape d’un regard qu’ils étaient arrivés.
Le Maître des Potions ouvrit la porte, et il pénétrèrent dans une vaste pièce richement meublée, dont le point central était le large lit drapé de vert sombre.
Snape grogna. Il allait devoir trouver une solution pour les sortir rapidement de là. Lâchant la laisse, il se dirigea vers la fenêtre. Ils n’étaient qu’au premier étage… peut-être y avait il quelque chose de jouable par là. Il se retourna vers Harry qui n’avait pas bougé.
« Ne reste pas là comme une goule. Installe toi quelque part. » grogna-t-il.
Le garçon se balança d’un pied sur l’autre mais ne fit pas mine de bouger.
« Qu’est ce qu’il te faut, une invitation écrite ? » lança-t-il
Sans un mot, Harry fit un mouvement du menton pour désigner la laisse en cuir qui pendait de son cou.
« quoi, il faut que je te traîne jusqu’au lit avec cette chose ? » fit ironiquement le professeur.
Mais d’un hochement de tête, Harry lui fit comprendre que c’était effectivement le cas.
Grognant, Snape s’avança pour saisir la courroie de cuir et entraîna le garçon vers le lit. Il ignorait quels sorts étaient en place dans cette pièce, mais il ne tenait pas à prendre de risque. Tant qu’il ne serait pas convaincu que toute la maisonnée était endormie, il allait jouer le jeu jusqu’au bout. Quoiqu’il lui en coûte…
Il s’assit sur le lit, adossé au mur. Qu’allait il donc bien pouvoir faire de cet esclave au regard mort ?
« Potter, regarde moi. »
Le garçon leva les yeux vers lui.
« Sais tu qui je suis ? »
« Professeur Snape » répondit Harry d’une voix rauque.
« En effet, Potter. Que de bons souvenirs, n’est ce pas ? »
Le garçon continua de le fixer de ce regard vide sans lui répondre.
« Une réponse, Potter ! »
« Oui, maître » fit automatiquement celui-ci.
Snape frissonna. Ce n’était pas ce qu’il avait attendu… mais à quoi s’attendait il ? A genoux sur le lit, le garçon restait sans réaction, attendant visiblement des ordres. Il semblait encore plus maigre et osseux à la lumière des lampes de la chambre, et les nombreuses cicatrices et marques qui parsemaient son corps en disaient long sur ce qu’il avait vécu ces dernière années.
Son regard fut attiré par le collier auquel était attaché la laisse. Un collier de métal, fait de plusieurs plaques mobiles et qui semblait incrusté dans le cou du garçon. Sans doute était ce le cas, songea-t-il, si l’appareil avait été fixé dès son arrivée ici, et trop serré. De même que le harnais…
« Enlève cette chose » fit il en désignant le harnais noir.
Mais Harry secoua la tête.
« Interdit. »
Snape grogna.
« Tu ne l’enlèves donc jamais ? »
« Douche » répondit Harry. « Matin, soir. »
« Hum » fit Snape, sceptique. Il se serait personnellement passé de cet instrument. Visiblement, il était conçu pour permettre à celui qui le portait d’être pénétré sans difficulté. les courroies écartaient les fesses dès que le garçon ouvrait les jambes, mais il lui imposait une stricte abstinence pour tout le reste. Assez logique, somme toute.
Soupirant, il se laissa aller contre le mur, tentant de réfléchir à une solution.
Comme si c’était le signal qu’il avait attendu, Harry s’avança vers lui à quatre pattes, et entreprit de déboutonner ses robes. Tout ses muscles crispés, Snape le laissa faire. Il savait ce que Voldemort attendait de lui… d’eux. Jurant de demander pardon au garçon pour cela dès qu’ils seraient sortis de ce guêpier, il le laissa le déshabiller, les doigts fins caressant sa peau, les lèvres embrassant chaque point sensible de son anatomie.
Inéluctablement, il sentit son sexe se gonfler, incapable de résister aux caresses expertes d’Harry qui se frottait délicieusement contre lui. Lentement, la bouche descendit le long de son torse, jusqu’au engloutir voluptueusement son membre, pompant avec art chaque once de plaisir de son corps.
Alors qu’il s’apprêtait à jouir pour la deuxième fois ce soir là, les lèvres quittèrent son entrejambe, lui arrachant un grognement de frustration. Le garçon rampa sur lui, installant son poids si léger sur son buste et positionna ses fesses écartées pour qu’il puisse aisément le pénétrer.
Puis, devant son hésitation, Harry s’empala lui-même sur son membre, entamant un lent mouvement de va et vient.
Incapable de résister à la sensation, Severus se mit à balancer les hanches en rythme, allant et venant dans le garçon qui gémissait sur lui. Mais Severus n’était pas dupe de sa respiration haletante ni de ses gémissements ; la tension de son corps lui indiquait clairement que le garçon n’éprouvait aucun plaisir dans leurs ébats, seulement de la douleur.
Il n’en cessa pas pour autant de s’offrir au Maître des Potions, avec toutes les apparences de la satisfaction.
Hors des regards de Voldemort et des Mangemort, cependant, il était inutile de montrer plus de brutalité que nécessaire et Severus s’appliqua à faire souffrir le garçon le moins possible, malgré ses blessures. Une main au creux de ses reins, une autre sur ses côtes, il tentait de bouger le plus doucement possible quand il aperçu une lueur rouge inquiétante au fond de la pièce.
Voldemort… il les observait donc bien, comme il l’avait soupçonné et sa subite délicatesse avec Harry ne devait pas être à son goût.
Saisissant la mâchoire du garçon avec fermeté, il le força à le regarder. Il devait faire diversion… d’une façon ou d’une autre.
« Tu te souviens de Poudlard, Potter ? »
Le garçon hocha la tête, haletant.
« Rappelle toi des cours de potions. Imagine que tu es là, dans le donjon et que je suis en train de te prendre sur le bureau, devant tous les serpentards, et les griffondors. Imagine comme ce serait bon, Potter, de regarder l’horreur dans leurs yeux pendant que tu me suces… oh, oui, tu aimerai cela, n’est ce pas ? »
« Oui, maître » murmura le garçon, son expression vide
Un rapide coup d’œil informa Severus que la lueur rouge avait disparu. Voldemort était sans doute satisfait de ce qu’il avait vu… et entendu.
Ecœuré, au bord de la nausée, Snape accéléra le rythme. Il devait en finir avec cette mascarade au plus vite. Le garçon sembla comprendre ses intentions car il se mit à bouger les hanches en rythme, précipitant son plaisir jusqu’à ce que Severus jouisse enfin, dans un dernier coup de rein.
Avec un soupir, le garçon se laissa retomber sur lui.
Vidé, épuisé, Severus passa machinalement une main dans ses cheveux.
La nuit allait être longue…