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My Master

By: jenovablack
folder zMisplaced Stories [ADMIN use only] › NE › French
Rating: Adult ++
Chapters: 10
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Disclaimer: Harry Potter appartient à JK rowling, que je remercie au passage, je ne tire aucun profit de cette histoire !
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Chapitre 4

Chapitre 4


Quand Severus Snape répondit à l’appel de la marque, quelques jours plus tard, il sut immédiatement qu’il ne s’agissait pas d’une réunion habituelle. Autour de lui, les Mangemorts étaient tous masqués et le décors ne ressemblait en rien à celui du Manoir des Ténèbres.


Le sang et les cris empoisonnaient l’atmosphère, le vent brûlant charriant des cendres des maisons en feu un peu plus loin.
Les Mangemorts venaient d’attaquer un village moldu. Mais de toute évidence, il arrivait après la bataille, il ne semblait plus rien rester à détruire ici…


Un peu plus loin, il vit la longue silhouette de Voldemort et se dirigea vers lui, nerveux. Que pouvait il attendre de lui cette fois ?


« Severus, juste à temps » l’accueillit il.


« Maître, je suis venu aussi vite que j’ai pu… »


« Ta présence n’était pas nécessaire pendant la bataille, si on peut appeler cela ainsi… tes compétences de Maître des Potions me sont bien plus utiles. Transportes-tu toujours ton attirail avec toi ? »


« Oui, maître. » Il n’avait jamais perdu l’habitude de toujours avoir sur lui les potions de premiers secours.


Voldemort lui fit signe de le suivre. Un peu plus loin, dans un champ à l’écart des ruines fumantes, gisaient deux Mangemorts. De toute évidence, les moldus s’étaient défendus…


« Ils ont reçu des coups de fusil. Vois ce que tu peux faire. »


Severus s’empressa de les examiner, avant de rapidement leur faire absorber une potion de régénération sanguine et de cicatrisation. Quelques sorts de soins plus tard, ils étaient en état de se tenir debout.


Voldemort leur fit signe de disposer, et tous deux transplanèrent.


« Tes potions sont toujours aussi efficaces, Severus. »


« Je l’espère, maître. »


« A ce sujet… » la main gantée du Seigneur des Ténèbres vint tapoter sa robe. « Harry manque passablement d’énergie, ces temps-ci »


‘Quelle surprise’ songea le Maître des Potions. Au régime auquel était soumit le garçon, nul doute qu’il soit à bout de force…


« Je souhaiterais que tu prépares une potion d’énergie plus puissante que d’habitude. Rapidement. » il eut un sourire reptilien. « Vois-tu, ma libido sembla avoir redoublé depuis l’arrivée de ce charmant jeune homme. Il serait regrettable que je ne puisse pleinement en profiter… »


Snape se força à sourire.


« Est-il resté se reposer au Manoir ? » demanda-t-il.


« Au Manoir ? » Voldemort éclata de rire. « Non, non Severus, tu n’imagines pas que je me séparerait un instant d’Harry. Il reste en permanence avec moi, jour et nuit, sauf bien entendu quand un de mes Mangemorts requiert ses services… »


« Je ne l’ai pas vu, est-il resté sur le champ de bataille ? » fit Severus, prit d’un mauvais pressentiment


« Harry n’a rien à faire sur un champ de bataille. Sa seule raison d’être est de satisfaire les désirs de ton maître. Il ne me quitte jamais un instant, quelque soit sa forme. » Puis, voyant le regard interrogatif du Maître des potions, il plongea sa main dans ses robes et en ressorti un jeune furet à la robe brune et sale et à l’aspect maladif.


« Il est plus facile à transporter ainsi. Une idée du jeune Malfoy, ce cher Draco ! Une petite vengeance personnelle, m’a-t-il semblé, mais une excellente idée quoiqu’il en soit. »


« Vous transformez Harry en furet ? C’est… judicieux » fit Snape


« Et très pratique. De cette façon, Harry est toujours à disposition. Il reste là où est sa place : entre mes jambes et peut ainsi me satisfaire à tout moment quand le besoin s’en fait sentir. Draco a semblé beaucoup apprécier l’ironie de la chose. Ces petits animaux sont vraiment plus agiles qu’on ne le penserait ! »


Et soudain, Snape su ce qui avait souillé le poil de l’animal. L’idée était tellement révoltante qu’il retint difficilement une crampe dans son estomac… où s’arrêtait la perversité du sorcier ? Comment le furet pouvait il ne pas étouffer dans… dans… Merlin. Et Draco… Draco était au courant depuis le début et se taisait, se complaisait dans ces jeux pervers.


Le Seigneur des Ténèbres confirma son intuition :


« Draco aime beaucoup s’amuser avec Harry. C’est un jeune homme plein d’imagination, je dois dire, il se montre toujours créatif. Je ne rechigne pas à lui prêter Harry, bien sûr, il faut bien que les jeunes s’amusent ensemble, n’est ce pas ? » Il éclata de rire.


Severus tenta de lui faire écho, mais il sentait que son propre rire sonnait faux. Oh, oui, Draco savait se montrer particulièrement inventif… il n’en avait aucun doute.


« Je dois dire que Lucius lui a beaucoup appris. Harry constituait un bon terrain d’entraînement, je suppose, c’est un vrai plaisir de les voir prendre le garçon ensemble. Un vrai spectacle, en réalité. Je pourrais leur demander de venir ce soir, ce serait un excellent moyen de conclure cette journée, qu’en penses tu ? »


« Excellente idée, maître » articula Severus. Il était à peu près convaincu que le spectacle en question était la dernière chose au monde qu’il souhaita voir.


Mais l’idée fut bien mise à exécution, et ce soir là une chaise de plus fut installée autour de la table en l’honneur du jeune Draco Malfoy. Celui-ci rayonnait d’orgueil et de concupiscence, tandis pénétrait dans la salle, jetant au passage un regard brûlant à Harry agenouillé aux pieds de son maître. De toute évidence, si Malfoy senior éprouvait un plaisir sadique à abuser du garçon, son fils était plus motivé encore par la rivalité qui l’avait opposé à Harry Potter.


Le repas célébrant l’attaque de l’après midi se déroula de la même façon que le précédent, Harry agenouillé aux côtés de Voldemort. Celui-ci n’avait pas exagéré en disant que le garçon avait une mauvaise forme, constata Severus. Les cernes sous ses yeux étaient plus prononcés qu’à l’habitude et il vacilla quand son maître lui intima de se lever d’un coup sec de la laisse.


« Severus, as tu apporté les potions ? »


Snape acquiesça et tendit les fioles au Seigneur des ténèbres, qui les vida dans la gorge du garçon.


« C’est parfait. Que la fête commence… Draco, Lucius, vous ouvrirez les réjouissances ce soir. »


D’un coup de baguette, il fit apparaître un lit à l’autre bout de la table et tous les yeux se tournèrent vers les Malfoy.


Draco, un sourire cruel aux lèvres, vint prendre la laisse que lui tendait Voldemort. Sans hésitation, il la tira d’un coup brutal qui fit trébucher Harry ; visiblement mécontent, le jeune Malfoy fit siffler la courroie qui vint s’abattre de plein fouet sur le visage de l’esclave, lui ouvrant la lèvre.


Satisfait, Draco traîna l’autre garçon vers le lit où il le poussa violemment.


« Tache d’être moins maladroit que ça au lit » fit il d’une voix sèche.


« Oui, maître. »


Père et fils échangèrent un regard complice. A la table, les visages avides et curieux étaient tournés vers eux. Visiblement, les Mangemorts estimaient que le spectacle était de qualité…


Snape, pendant ce temps, tentait de déterminer s’il était où non au beau milieu d’un cauchemar. Que Lucius prenne plaisir à maltraiter sexuellement Harry, il le méprisait, mais le comprenait venant d’un sorcier cruel et sans morale. Mais qu’il fasse participer son propre fils à ces jeux, qu’il le fasse participer en même temps que lui ? Lucius pouvait-il réellement être tombé si bas ?


Apparement, oui, constata-t-il alors que le Mangemort positionnait Harry à quatre pattes et ouvrait ses robes, indiquant à son fils d’en faire autant. Draco ne se fit pas prier et grogna de plaisir anticipé en libérant son sexe, avant de saisir Harry par les cheveux et de s’enfoncer d’un seul et brutal coup de rein dans sa gorge.


Devant lui, son père sourit de fierté, saisissant le garçon par les hanches et le pénétrant non moins violemment, en rythme avec son fils.


A la table, les Mangemorts paraissaient apprécier le spectacle, lançant des encouragements, claquant de la langue pour les encourager. Le seigneur des Ténèbres, lui, observait la scène sans un mot, un sourire satisfait aux lèvres.


« Ne sont ils pas merveilleusement assortis, Severus ? »


« En effet, maître » acquiesça celui-ci. Et en vérité, ce n’était pas faux. Le duo sordide semblait exécuter un ballet monstrueux et parfaitement orchestré, forçant le garçon dans une danse brutale et impitoyable, doublant leur jouissance comme ils doublaient sa souffrance. Aucun d’entre eux, de toute évidence, ne se souciait d’être en train de prendre leur plaisir avec un être vivant, insensibles à la douleur qui irradiait du corps d’Harry.


Draco, toujours en possession de la laisse, semblait prendre un plaisir particulier à étrangler le garçon tandis qu’il s’enfonçait dans sa gorge, le suffoquant jusqu’à ce qu’il soit proche de perdre connaissance. Sa main crispée dans les cheveux noir d’Harry à elle seule suffisait à traduire sa haine et son désir de faire souffrir son ancien némesis.


Songeait il à leurs anciennes disputes, aux humiliations qu’il avait subit face à Potter, jadis, à Poudlard ? se demandait le directeur des Serpentards. Il n’aurait jamais soupçonné une telle volonté de vengeance et une cruauté aussi aiguisée chez le jeune homme. Ne voyait il donc pas qu’Harry avait déjà tout perdu, n’éprouvait il pas la moindre pitié devant ce qu’il était devenu ? Un garçon de son âge, qu’il avait côtoyé pendant des années…


Mais non, de toute évidence, Draco ne voyait là que son plaisir pervers, décuplé par la volonté de revanche. Repoussant sèchement la tête d’Harry, il saisit sa mâchoire qu’il serra jusqu’à laisser des marques blanches et murmura des mots que Severus ne comprit pas. Mais à voir le sourire mauvais du Serpentard, il craignit le pire… et ne fut pas déçu.


Cherchant le regard de son père, toujours occupé à labourer les reins de Harry, Draco y lu la confirmation qu’il attendait. Frénétique, il se glissa sous son ancien ennemi toujours à quatre pattes, les membres tremblants de fatigue sous les coups de boutoir de Lucius.
Glissant un coussin sous son dos, Draco agrippa à son tour les hanches du garçon et souleva ses reins, son sexe érigé cherchant l’orifice déjà occupé par son père.


Severus sentit son cœur s’arrêté de battre et se retint de justesse de reculer sa chaise. Il ne pouvait pas rester là… il ne pouvait pas rester à les regarder faire ça à… Merlin, un garçon de 17 ans dont le corps battu et affaibli n’en paraissait pas plus de quinze, cela dépassait encore la cruauté qu’ils avaient montré en prenant le garçon épuisé à tour de rôle, c’était…


Le gémissement que poussa le garçon quand Draco le pénétra, forçant son passage pour rejoindre le membre de son père dans un parfait duo, le tira de sa transe. Mais la souffrance du garçon ne fit que redoubler l’excitation des deux Malfoy qui entreprirent de le pilonner avec un enthousiasme redoublé, arrachant de nouveaux cris à l’esclave.


Les mains tremblantes, Severus se jura de faire payer le jeune Mangemort du peu qu’il le pouvait, dès leur retour à Poudlard. Croisant les bras pour tenter de dissimuler le tremblement de ses mains, il se força à ne pas quitter des yeux la scène ignoble devant lui. Ce serait sa punition, un début tout au moins…


Subissant les assauts conjoints des deux Malfoy, Harry tentait visiblement d’étouffer ses gémissements. Griffant, frappant, Lucius fut le premier à jouir dans un dernier coup de rein brutal, avant de se laisser retomber sur Harry, observant avec fierté son fils qui continuait à besogner furieusement son ancien condisciple.


Enfin, ce fut le tour de Draco de crier son orgasme, lacérant furieusement les fesses du garçon sur lui de ses ongles.
Riant et haletant de plaisir, il rejeta le corps de Harry sur le lit tandis qu’il se relevait, visiblement fier de lui. Les Mangemorts présents applaudirent chaleureusement la performance, adressant des claques amicales au garçon tandis qu’il rejoignait sa place.


Harry, sur le lit, ne bougeait plus, respirant difficilement derrière son collier.


« Excellente performance, Lucius, Draco. Je n’en attendais pas moins de vous. » fit le seigneur des Ténèbres. « Laissons deux minutes à Harry pour se remettre avant de nous… remettre à table, dirons nous ? »


Les Mangemorts éclatèrent de rire. Le dessert apparu et les conversation reprirent comme si rien ne s’était passé. Quelques minutes plus tard, sur un signe du sorcier au visage de serpent, Harry se redressa difficilement et rampa plus qu’il ne marcha à quatre pattes jusqu’à la table où il disparut.


N’y tenant plus, Severus se pencha vers Voldemort.


« Maître… vous aviez raison tout à l’heure, le garçon n’est pas à moitié si efficace quand il est dans cet état. Permettez moi de le soigner rapidement et de lui donner une autre potion ? Il me semble difficile d’espérer qu’il vous procurera autant de plaisir sans cela. »


Le Seigneur des Ténèbres l’étudia un long moment avant de finalement acquiescer.
« Ton côté pratique m’a manqué, Severus. Fais ce que tu as à faire. »


Soulagé, Snape se pencha assez pour pouvoir voir, sous la table, le garçon qui s’activait entre les jambes d’un Mangemort. Sans plus attendre, il leva sa baguette et murmura les sorts de soins les plus efficaces qu’il connaissait, avant de faire apparaître le contenu d’une potion dans son estomac. Surpris, le garçon chercha du regard d’où venait les sorts, sans cesser un instant sa besogne.


Son regard croisa celui de Severus, qui cru voir au fond de ce regard vide s’allumer une étincelle de gratitude.


Il se releva rapidement et reporta son attention sur les conversations. Bientôt, bientôt tout cela ne serait plus qu’un horrible cauchemar. Il sortirait Harry d’ici, et il ferait tout pour lui rendre la vie qu’on lui avait volé, il le jurait…


« Severus, j’ai de bonnes nouvelles ! » annonça Dumbledore le lendemain quand il le retrouva dans son bureau pour son rapport habituel.


Snape grogna. Mieux valait que le vieil homme soit de bonne humeur avant qu’il fasse son récit.


« Vous allez pouvoir me tuer ce soir ! »


Severus sursauta.


« De quoi parlez vous ? le portoloin ? Il est prêt ? »


« Tout à fait, mon garçon ! Tout est prêt pour notre petite mise en scène, Minerva est prévenue d’être aux alentour de la tour d’astronomie vers 21h ce soir. L’heure à laquelle les gryffondors et serpentards seront à l’entraînement, parfaitement en vue de notre petit spectacle. »


Snape grogna, partagé entre le soulagement et l’appréhension.


« Très bien, vous chutez de la Tour d’Astronomie, et ensuite ? »


« Je tomberai sans dommage dans le parc où Hagrid viendra me chercher. Et vous, mon garçon, vous vous précipiterez chez vous à Spinner’s End. Attendez demain soir que la nouvelle se soit répandue pour retrouver Voldemort. »


« Ce plan a plutôt intérêt à marcher, Albus, Harry ne peut plus attendre, mais sans votre soutien… »


« Il n’est pas question que je trépasse ce soir, Severus, faites moi confiance. Tenez, prenez-le. »


Dumbledore lui tendit une plume de phoenix.


« Le portoloin ? » demanda Snape


« Lui-même. Contentez vous de le frapper de la baguette et de tenir Harry et il vous ramènera dans mon bureau, malgré les protections en place au Manoir. Cela doit toutefois se faire hors de la présence de Voldemort, les sorts sont bien plus puissants quand il est là… »


« Entendu. Très bien. Préparez l’infirmerie, Albus, je mettrais moi-même des potions de côté, ce ne sera pas de trop. Et attendez vous à un choc en le voyant. »


« Oh, je m’y attend… mais Severus, Harry n’ira pas à l’infirmerie. Je préfère ne pas risquer de le laisser dans un endroit public pour l’instant. Je le garderai à l’abri dans mes quartiers, si cela convient à Poppy et vous même de venir le traiter ici. »


« Je n’y vois aucun inconvénient, certainement. » grogna le maitre des potions.


« Dans ce cas… à ce soir, 21h, à la tour d’Astronomie ? A moins que vous ayez quelque chose à me dire ? »


Severus réfléchit rapidement ; non, le vieil homme saurait suffisamment vite dans quel état était son protégé.
Il secoua la tête.


« Soyez prêt à mourir, Albus. Ne vous ratez pas… »



Haletant, Severus s’adossa sur la porte qu’il venait juste de refermer. Il l’avait fait, Merlin, ils l’avaient fait ! L’image d’Albus chutant du haut de la tour restait gravée dans sa mémoire. Le hochement de tête de Minerva, les cris des élèves s’entraînant au Quidditch… sa fuite rapide par les airs, et il était enfin de retour chez lui, à Spinner’s End.


Demain, demain si tout allait bien, le monde des sorciers serait au courant de son crime et il pourrait rejoindre le Manoir des Ténèbres.


Il caressa la plume dans la poche de sa robe. Demain…


La journée passa avec une lenteur exaspérante. Il avait pu se procurer discrètement un journal,
grâce au vieux hibou qui prenait sa retraite à Spinner’s End et de toute évidence les nouvelles étaient allées vite : son nom s’étalait sur toutes les pages. « meurtrier » « Mangemort » « traître » « lâche. » Ce dernier épitaphe en particulier lui avait fait grincer des dents. Ce n’était certainement aucun de ces journalistes qui se rendrait ce soir dans le repaire de Voldemort pour tenter d’y enlever l’Elu…


Une douleur caractéristique fit brûler son avant bras, et Severus poussa un soupir de soulagement. C’était le moment, enfin. Vérifiant qu’il avait bien prévu toutes les potions dont il pourrait avoir besoin, il posa la main sur la Marque et transplana automatiquement vers le Manoir.


Il fut aussitôt accueilli par le Seigneur des Ténèbres, qui s’approcha de lui avec un sourire satisfait aux lèvres, Potter marchant en laisse à ses côtés.


« Eh bien, Severus, je vois que la récompense que je t’ai promise a su te motiver ! »


« Oui, maître » répondit il avec un petit sourire cruel. « L’occasion s’est présentée d’en finir avec ce vieux fou, et je l’ai saisie. Je crains cependant que mes jours en tant qu’espion ne soient terminés… »


Voldemort éclata de rire.


« Le moins qu’on puisse dire est que ton éclat a manqué de discrétion, mais ça n’a aucune importance maintenant que Dumbledore est mort, je n’aurai aucun mal à manipuler ce qu’il reste du Ministère. Il faudra aussi songer à trouver un nouveau directeur à Poudlard… que dirais-tu de monter en grade, Severus ? »


Snape s’inclina profondément.


« Maître, je ne sais que dire… »


Voldemort rit à nouveau.


« C’est parfait, parfait. Mais tu as bien mérité la récompense que tu m’avais demandé, bien sûr. Tu resteras ici ce soir, et Harry se fera un plaisir de te féliciter comme il se doit. N’est ce pas, Harry ? »


« Oui, maître. » La voix du garçon était encore plus basse et sans vie que d’habitude, si c’était possible.


« Mais avant cela, un banquet s’impose. En ton honneur, Severus, tu es le héros de cette journée ! Quel effet cela fait-il d’être de retour parmi les grands de ce monde ? »


« Le plus grand bien, maître » fit le professeur avec un sourire contraint.


Ce soir… ce soir tout serait fini. Enfin.


Le repas fut à compter parmi les plus insupportables que Snape eut connu. L’euphorie des Mangemorts semblait décupler leur violence envers celui qui avait été le symbole du Bien, et tous prirent un plaisir triomphal à soumettre et avilir le garçon. Passant des genoux de l’un à celui de l’autre, il tenta d’étouffer ses cris de douleur, tandis que les Mangemorts mettaient tout en œuvre pour les lui arracher, se félicitant à grand renforts d’applaudissement quand ils y parvenaient.
Ce qui arriva de plus en plus souvent alors que Harry progressait autour de la table, offrant son corps maltraité avec un abandon et un fatalisme qui redoubla la colère de Severus. La dernière fois, songeait il… c’était la toute dernière fois que ces monstres posaient la main sur le garçon. Plus jamais il n’aurait à subir cela, pas tant qu’il serait vivant pour l’en empêcher.


Quand enfin il arriva à la hauteur de Snape, celui-ci le renvoya d’un coup de pied dans les cotes.


« Tout à l’heure », fit il avec un sourire mauvais, assez fort pour que Voldemort l’entende. « Attends que nous soyons seuls… »


Le Seigneur des Ténèbres sourit et rattacha la laisse au collier du garçon sans commentaire. Puis, le poussant contre la table, il le saisit par les cuisses et le souleva, écartelé, à la hauteur de sa taille avant de s’enfoncer en lui avec un grognement de triomphe.


« Tu aimes ça, n’est ce pas ? » demanda-t-il au garçon d’une voix impérieuse.


« Oui, maître » gémit celui-ci


« N’est ce pas la meilleure façon de célébrer la mort du vieux fou ? Qu’en penses, tu Harry ? »


« Oui, maître, la meilleure. »


« Il ne pourra plus te sauver maintenant, tu es à moi, pour toujours ! »


« A vous, maître, toujours… »


« Je ne te laisses exister que pour me satisfaire, tu en es conscient… »


« Merci, maître… tout… pour… vous… » haletant, le garçon semblait au bord de l’évanouissement.


« Comment me veux tu, Harry ? Dis le moi » murmura Voldemort


Il gémit.


« Plus fort, maître… plus vite… »


Voldemort éclata de rire et s’exécuta, arrachant un nouveau gémissement au garçon.


« Tu es un parfait esclave, Harry, né pour cela, né pour me servir… c’est ici qu’est ta place, dis le ! »


« Oui, maître, sous vous, toujours, pour vous servir… toujours… »


Un hoquet lui échappa, et bien que ses yeux restent sec, Snape fut convaincu que le garçon pleurait, à sa manière.


Enfin, Voldemort se libéra dans un dernier soubresaut et lâcha le garçon qui retomba au sol, prostré.

« Que cette journée soit le début d’une nouvelle ère ! Ceux qui ont tentés de s’opposer à moi sont désormais morts sous mes ordres, ou prosternés à mes pieds, vivant pour me servir! A partir de demain, nous mettrons en place un nouvel ordre. Ceux qui s’y opposeront doivent savoir qu’ils finiront comme Albus Dumbledore et Harry Potter ! »


Un tonnerre d’applaudissements suivirent la déclaration, les Mangemorts dressés pour saluer leur maître.
Il fallu quelques minutes pour mettre officiellement fin à la réunion, avec la promesse d’un banquet plus général dès le lendemain, réunissant tous les Mangemorts autour de leur victoire.


Enfin, les derniers Mangemorts disparurent, ne laissant que Snape, le Seigneur des Ténèbres et son esclave qui peinait à reprendre son souffle.


« Tu as bien mérité ta récompense, Severus » fit Voldemort en lui tendant la laisse.


Le cœur battant, Snape la prit, un sourire bien réel cette fois aux lèvres. Il y était, dans quelques minutes il serait loin d’ici et Harry aussi, disant adieu à sa vie d’esclave.


« Peut-être devrais tu redonner un peu de fraîcheur à notre jeune ami avant tout » fit Voldemort en poussant Harry du pied. « Notre enthousiasme semble l’avoir épuisé. »


Sans se faire prier, Snape jeta les sorts de soins nécessaire et lui fit avaler quelques potions. Dans quelques minutes seulement il pourrait vraiment le soigner, mais le plus tôt il le soulageait, le mieux.


Avec un petit sourire, Voldemort les observait.


« Severus, je vais même t’offrir une double récompense. Ce soir, je vais monter avec vous… je veux te voir le prendre. Je veux voir comme tu es capable de faire souffrir le fils de ton ennemi, de le faire tien… c’est un honneur que je fais rarement, mais je vais assister à vos ébats. »


Snape sentit son sang se glacer. Non, il ne pouvait pas, il ne voulait pas… mais il ne devait pas tout faire échouer maintenant, avoir fait tout cela pour rien. Se composant une expression avide, il se tourna vers Voldemort.


« Merci, maître, je ne vous décevrais pas. »


« Oh, je n’en doute pas » ricana le sorcier en faisant signe à Harry de les guider.


La chambre était la même, reconnu Snape. Le lit vert, la fenêtre donnait sur le jardin… si seulement il avait pu activer le portoloin dès maintenant et épargner le garçon…


« Severus, installe toi sur le lit. » fit la voix mielleuse du Seigneur des Ténèbres.


Sans se faire prier, il obéit, adossé au mur pour mieux observer la scène. Soumis, Harry s’avança à nouveau à quatre pattes vers lui avant de trouver la fermeture de ses robes, et d’entreprendre de l’exciter à grand renfort de coups de langue.


La technique était imparable et Snape se retrouva bientôt en train de se balancer en rythme dans la bouche du garçon qui l’enserrait délicieusement.


Il avait presque oublié la présence de l’autre sorcier quand la voix s’éleva.


« Assez de ça, Harry, offre lui ce qu’il désire. Mais avant cela… n’a tu jamais rêvé d’être le premier à prendre Harry, Severus ? Vierge, serré comme au premier jour… lui arracher son premier cri ? Il y a un sort pour cela, sais-tu… » pointant sa baguette sur le garçon, il murmura une rapide incantation.


Sans un mot, le garçon se redressa pour venir se positionner au dessus de lui, jambes écartées, cuisses offertes. Après cette soirée, Severus n’ignorait pas qu’il ne pourrait qu’abîmer encore plus le garçon… mais ce sort rendrait les choses plus difficiles encore pour lui. Il savait son sexe d’une taille plus importante que la plupart de ceux des hommes et il ne pourrait que blesser le garçon… Mais avant qu’il ait pu s’empaler sur le membre dressé, la voix de son maître l’interrompit.


« Non, pas comme cela. Je veux voir ton visage, Harry, tourne toi. »


Obéissant, il tourna le dos à Snape, toujours positionné pour être facilement pénétré. Se laissant aller contre la poitrine du sorcier, il passa ses bras autour de sa nuque pour mieux se stabiliser tandis que Snape le prenait d’un coup de rein nerveux et entamait un rythme rapide d’allées venues. Le garçon était si serré ainsi, Merlin, si serré…


Voldemort eut un petit grognement de satisfaction.


« Ecarte-le mieux que cela, Severus. Ne le laisser pas te nier la moindre once de plaisir. »


Luttant pour ne pas jeter le garçon au loin, Snape s’exécuta, saisissant les jambes frêles sous les genoux et écartant les cuisses jusqu’à ce qu’il sente les os prêts à se déboîter.


« Mieux, beaucoup mieux. » murmura Voldemort. Le torse étiré, les jambes écartées de manière obscène, le visage crispé par la souffrance, Harry offrait un tableau parfait à son goût.


« Mon esclave soumis » murmura-t-il en s’approchant, caressant les côtes du bout des doigts, avant de venir pincer les mamelons. « Ta souffrance est mon plaisir. Ta servilité est ma victoire. Ma victoire sur toutes les prophéties… tu m’appartient, corps et âme. »


Sa main vint caresser l’intérieur des cuisses offertes, tandis que Snape continuait de le pilonner.


« Plus fort, Severus, ne le ménage pas. C’est son jour également. Il doit apprendre à se soumettre à toi. »


Les mains toujours crispées sur les cuisses du garçon pour les exposer à son maître, Severus s’efforça de le prendre avec une brutalité décuplée. Qu’ils en finissent, qu’ils en finissent et qu’il puisse enfin activer le portoloin, mettre un point final à cette horreur…


Il jouit enfin, laissant échapper un cri, au plus profond du garçon. Haletant, il le repoussa sur le lit.
A ses côtés, Voldemort caressa les cheveux noirs ébouriffés de Harry et recula.


« Excellent. Excellent, Severus. Je vous laisse poursuivre la nuit en toute intimité… profite de ta victoire et de ta récompense. Dresse le à tes fantasmes ! »


« Merci, maître » murmura le maître des potions.


Le Seigneur des Ténèbres sourit tandis qu’il quittait la pièce, refermant doucement la porte derrière lui.
Severus attendit, le cœur battant, avant de remettre ses robes en ordre. Cinq minutes plus tard, quand il fut persuadé que le sorcier s’était suffisamment éloigné, il se rapprocha du garçon qui gisait à ses côtés, tremblant légèrement de fatigue.


« ca va aller » murmura-t-il tandis que le garçon l’enlaçait machinalement. « Tout ira bien maintenant. »


Puis, d’un coup de baguette sur la plume de phénix, il activa le portoloin. Une sensation familière l’envahit et une seconde plus tard, il réapparu dans le décors rassurant du bureau de Dumbledore, tenant toujours Harry Potter dans ses bras.


Il l’avait fait.
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