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My Master

By: jenovablack
folder zMisplaced Stories [ADMIN use only] › NE › French
Rating: Adult ++
Chapters: 10
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Disclaimer: Harry Potter appartient à JK rowling, que je remercie au passage, je ne tire aucun profit de cette histoire !
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Chapitre 5

Chap 5

A peine eut-il apparu dans le bureau de directeur de Poudlard que Snape chercha frénétiquement le vieux sorcier du regard.


A quelques mètres de lui, il l’aperçu enfin. De toute évidence, l’homme était sous le choc ; la mâchoire tombante, les traits figés, il fixait des yeux le garçon qui gisait sur le sol, respirant difficilement. L’étincelle de douleur aiguë qu’il lu dans le regard de Dumbledore le ramena à la réalité.


« Albus, les potions, vite ! »


Sortant de sa transe, le directeur se précipita vers son bureau et sorti un arsenal de potions d’un tiroir. Sans plus attendre, Snape les vida dans la gorge du garçon qui s’était redressé sur ses genoux.


Sans perdre de temps, Dumbledore s’était précipité vers la cheminée et avait lançait une poignée de poudre :


« Infirmerie de Poudlard ! Poppy, venez vite, ne perdez pas un instant ! »


Une seconde plus tard, l’infirmière pénétrait dans le bureau, poussant un cri à la vue de la frêle silhouette agenouillée sur le sol.


« Harry ! Vous l’avez ramené ! Oh, Severus, que lui ont ils fait ? » s’exclama t elle


« Lancez un charme de diagnostique, mais ne perdez pas trop de temps ! »


Ce que fit la sorcière, avant de se plonger dans la lecture du résultat.


« Les… les os cassés et mal remis pourront attendre. Il a trois cotes brisées pour l’instant… un poignet aussi… et des os du visage et… oh Merlin un sort de soin général ne sera pas de trop pour commencer ! »


Tandis que le Maître des Potions continuait à lui faire avaler le contenu de diverses fioles, Poppy Pomfrey se lança dans une série de charmes qui devait durer une longue demie-heure.
Figé dans sa position soumise, le garçon ne bougea pas plus qu’il ne dit un mot.


Quand la soigneuse déclara enfin forfait, Harry avait cessé de trembler mais ne semblait guère conscient de l’endroit où il se trouvait.


« Harry, mon garçon » commença Dumbledore. « Je suis si heureux de te revoir… et tellement, tellement désolé pour tout ce qui t’est arrivé… »


Mais le garçon ne leva pas seulement la tête.


« J’ai tout tenté pour te sauver plus tôt, mais toutes mes tentatives ont échoué » continua t il, son ton désespéré. « Jusqu’à ce que le professeur Snape puisse t’approcher, rien n’a été possible. »


« Professeur, » fit Poppy devant l’absence de réaction de Harry, « Mr Potter a besoin de repos, de beaucoup de repos. Je suggère que vous commenciez par le laisser dormir avant d’entreprendre de discuter. »


« bien sûr, bien sûr » acquiesça Dumbledore, la voix défaite.


« Il faudra enlever cette… chose » fit elle en désignant le harnais. « Vous aurez sans doute besoin de pommade. Vous en reste t il, professeur ? »


Snape hocha la tête.


« Bien. Je suppose qu’Harry préfèrerait qu’un homme s’en occupe… les adolescents sont particulièrement sensibles à ces détails. Je vous laisse vous en occuper. Appelez moi dès qu’il aura dormi, je vais étudier les traitements qui seront nécessaires pour le remettre sur pied. Je ne vous cache pas que son cas est sévère, Albus… il est extrêmement dénutri, bien trop petit et léger pour son âge, il présente de nombreuses fractures mal soignées, des lacérations sur tout le corps, et Merlin me pardonne, des blessures internes… »


Severus doutait que la pudeur soit au centre des préoccupations de l’adolescent en question, mais il se contenta d’acquiescer. Il s’occuperait du garçon, il lui devait bien cela… et il savait mieux que personne ce qu’il avait subit.


La sorcière quitta la pièce précipitamment, laissant le directeur et le professeur de potions seuls avec le garçon toujours apathique.


Dumbledore soupira.


« Vous avez l’air épuisé, Severus. Allez vous reposer, vous avez du avoir une rude journée. Je m’occuperai d’Harry… vos quartiers n’ont pas été touchés. »


Snape ouvrit la bouche pour protester, mais réalisa que Dumbledore n’avait pas tort. Qu’il l’ait fait pour l’aider ou pas, il avait lui-même violé et frappé le garçon de nombreuses fois au cours de ces dernières semaines et pour la dernière fois quelques minutes seulement auparavant. Si Harry devait retrouver un semblant d’équilibre, il devrait se tenir le plus loin possible de lui…


« Très bien. Je serai dans mon laboratoire si vous avez besoin de moi. Ne tardez pas trop à annoncer la nouvelle de votre résurrection, Albus, je ne tiens pas à me faire arrêter par les Aurors. »


« N’ayez crainte. Je convoquerai Scrimgeour dès qu’Harry sera endormit. Harry, mon garçon… si tu te sens capable de me suivre ? »


mais le garçon n’eut pas la moindre réaction.


Snape grogna.


« Je sais que c’est contrariant, mais vous allez avoir besoin de la laisse si vous voulez le conduire quelque part. Il ne semble pas vouloir ou pouvoir se déplacer sans cela. »


Avec un hochement douloureux, le directeur saisit la laisse et la tendit. Snape était à mi-chemin vers la porte, mais il se retourna en entendant le fracas derrière lui ; Harry avait renversé un guéridon en reculant trop vite pour échapper à l’emprise du directeur.


« Que se passe t il ? » demanda t il en revenant sur ses pas.


« Il semblerait qu’Harry n’ait pas très bien réagit à la laisse… » fit le directeur d’un ton défait.


« Très bien. Harry, qu’y a t il ? » demanda t il au garçon qui s’était remis en position agenouillé, à distance de Dumbledore.


« Pas Marque. Interdit. » fit le garçon d’une voix rauque.


« Pas de Marque ? La Marque des Ténèbres ? Tu n’obéis qu’aux Mangemorts, c’est cela ? »

Harry hocha la tête.


« Je vois. Harry, tu n’as plus aucune raison de te préoccuper de cela. Tu es en sécurité, à Poudlard… peut-être aurions nous du commencer par cela. Ne reconnais tu pas le directeur ? »


A nouveau, le garçon acquiesça.


« Pas de marque. Pas le droit. Collier punit. »


Snape lui jeta un regard sceptique, mais le directeur sembla aussitôt comprendre.


« Le collier… c’est un collier de servitude ! » murmura t il en avançant la main pour le toucher.

A peine eut il effleuré le garçon que celui-ci tomba à terre, secoué de convulsions, le visage tordu de douleur tandis qu’il laissait échapper un long gémissement.


« Merlin, qu’avez vous fait ? A quoi sert ce fichu collier ? » s’écria Snape


« C’est un collier de servitude, un très ancien objet de magie noire, ils avaient tous été détruits, j’ignore comment Voldemort a pu s’en procurer hein ! Le collier est en train de le punir, probablement parce que je l’ai touché, il n’y a rien que nous puissions faire à part attendre, Merlin me pardonne ! »


Les yeux agrandis d’horreur, Snape regarda le garçon se tordre de douleur, griffant le tapis sur lequel il gisait, jusqu’à ce que le collier décide finalement que la leçon avait suffit. Il se redressa aussitôt, haletant, les yeux fiévreux et se remit à genoux, le regard dans le vague.


« Harry, qu’est ce qui a déclenché le coller ? » demanda Severus


« Pas de Marque. Touché. Interdit. » fit le garçon dans un souffle.


« Le collier te punit pour quelque chose que tu as laissé faire ? »


Le garçon hocha la tête.


« En réalité, c’est plus que cela »


Severus se tourna vers le directeur qui s’était laissé retomber dans un fauteuil, abattu, la tête entre les mains.


« Ce collier est destiné réduire en esclavage celui qui le porte et à briser sa volonté. Il provoque une terrible douleur dès que l’esclave désobéit, ou a seulement la volonté, même infime, de le faire. S’il ne peut exécuter un ordre, ou comme dans ce cas empêcher un acte qui lui est interdit, le collier intervient. »


Snape plissa les yeux, réfléchissant aux implications d’une telle torture.


« La simple intention… l’esclave doit donc être entière soumis, ne pas avoir la moindre pensée de rébellion… »


Le directeur hocha la tête.


« Il ne peut qu’obéir, sans délai, sans hésitation, et bien sur sans mauvaise volonté. A défaut de quoi, le collier le punira de la façon que vous avez observée. »


« Voilà donc comment il a réduit Potter à cet état de soumission absolue… » murmura Snape.


« Oui. J’ignore combien de temps cela a pu prendre pour le briser, mais Harry ne pouvait rien contre un tel artefact. Le collier ne l’aurait pas laisser mourir, juste souffrir indéfiniment… »


Severus avala difficilement sa salive. Quoiqu’il ait pu penser de l’insolence et du manque de discipline du garçon, ce dressage de soumission absolue était la pire torture qu’il puisse imaginer. Personne ne méritait cela, surtout pas un enfant… Quand il repensait au garçon fier et insoumis qu’Harry avait été, il ne pouvait qu’imaginer à quel point il avait du souffrir pour en arriver là…


« Récapitulons » fit il en tentant de rester cohérent « Harry, tu n’as pas le droit d’être touché ou d’obéir à quelqu’un ne portant pas la Marque, c’est bien cela ? »


« Oui, maître »


« Et cesse de m’appeler ainsi ! » grogna Severus « professeur ou monsieur fera très bien l’affaire ! »


Le garçon lui jeta un rapide coup d’œil confus.


« Interdit. »


« Interdit ? De m’appeler autre chose que ‘maître ? » fit Severus, son ton proche du désespoir. Où allaient s’arrêter les règles imposées par Voldemort ?


Harry hocha la tête.


« Marque. Maître. »


« D’accord, d’accord, peut-être pourrais tu faire des phrases complètes ? Sujet, verbe, complément, tu t’en souviens, oui ? »


Mais le garçon secoua la tête.


« Interdit. »


« Interdit ? De faire des phrases entières ? » Snape était abasourdi.


« Oui. Esclave. Pas parler comme maître. »


« Je vois » murmura Severus en se laissant à son tour retomber dans un fauteuil.


« Severus, je suis désolé » fit Dumbledore à ses côtés. « Vous êtes la seule personne portant la marque de notre côté… je crains que vous ne deviez vous occuper du garçon jusqu’à ce que nous… trouvions une solution. »


« Commencez par me dire comment enlever ce collier de malheur ! » s’écria t il


« C’est impossible » soupira le directeur. « Seul son maître légitime le peut. »


« Légitime ! » s’écria Severus « Il n’y a rien de légitime là dedans ! Ce psychopathe a transformé un garçon de 14 ans en esclave sans âme et sans volonté, vous ne me ferez pas croire qu’il a un certificat de propriété pour Harry Potter ! »


« Calmez vous, mon enfant, je suis entièrement d’accord avec vous. » soupira Dumbledore. « Mais Harry reconnaît Voldemort comme son maître et c’est tout ce qui importe. »


« Très bien, parfait, il suffit donc que Harry ne le considère plus comme tel et le tour sera joué » avança Snape, tout en se doutant que le plan était trop simple.


« Non, Severus. Il faudra bien que le maître du garçon enlève ce collier. La seule chance serait qu’il en vienne à voir quelqu’un d’autre comme son maître… mais sous l’emprise du collier et après les trois ans de tyrannie qu’il vient de subir aux mains de Voldemort ? Je doute que ce soit évident. »


« Potter a toujours été fort. Il y arrivera » fit Snape avec une confiance qu’il ne se connaissait pas.


Albus s’avança pour lui tapoter le bras.


« Peut être devriez vous l’interroger un peu plus sur ses obligations ? »


Snape grimaça mais reprit son interrogatoire.


« Tu ne peux te déplacer sans ta laisse, si j’ai bien compris ? »


Harry acquiesça.


« Sauf sexe. Quatre pattes. »


Snape grogna. Formidable…


« Et tu dois porter ce harnais ? »


« Toujours sauf douche. »


« Hum. As tu le droit de manger normalement, à table ? » demanda Severus en se rappelant du spectacle dégradant des repas aux pieds de Voldemort.


« Non. Main de maître. »


« Charmant » murmura Snape.


Il observa un instant le garçon dont les bras et les jambes s’étaient remis à trembler. Sans doute souffrait il toujours des effets du collier…


« Très bien, je suppose que tu resteras dans mes quartiers ce soir. Albus, il a besoin de se reposer, les potions n’y feront rien. Prévenez tout le Ministère, faites ce que vous avez à faire, mais laissez le dormir au moins douze heures. »


« C’est entendu, Severus. » fit le directeur. « Mais prenez garde à ne rien faire qui pourrait contrarier le collier… et pensez que Harry n’est plus le garçon que nous avons connu. Il cherchera à retourner vers son maître, il a été trop bien dressé pour revenir ainsi à son ancienne vie. »


« Je le sais. » soupira Snape. « Pour l’instant, je veux juste qu’il reprenne des forces. Le reste viendra après. Et si je dois jouer une fois de plus au Mangemort, eh bien… soit, je le ferais. »


Albus vit l’éclat douloureux dans ses yeux et acquiesça.


« Nous savons qui vous êtes réellement, mon garçon et demain le monde entier le saura. Harry lui même le comprendra bientôt, faites moi confiance. »


Avec un dernier hochement de tête, Snape se leva et saisit la laisse du garçon, tentant d’oublier sa répugnance. Harry se leva aussitôt, prêt à le suivre.


Jetant une poignée de poudre de cheminette dans la cheminée, il annonça sa destination et s’avança dans ses appartements, le garçon le suivant docilement.


« Très bien » fit il quand ils furent arrivés « Dans la mesure où il faut soigner les blessures que ce harnais a pu causer, je suppose qu’une douche s’impose. Autre chose, Harry… »


Le garçon le regarda de cet air docile et vide qu’il arborait en permanence.


« Je regrette profondément tout ce qu’il s’est passé au Manoir. J’ai été contraint d’imiter les autres Mangemorts et de faire ce qu’on me demandait pour pouvoir te sortir de là. Je sais que c’est une piètre excuse au vu de ce que tu as subis, mais sache que cela ne se reproduira en aucun cas et que je suis terriblement navré d’avoir du en arriver là. »


Rien dans le regard du garçon ne laissa entendre qu’il avait saisit un mot de son discours.


« Oui maître » fut la seule réponse, crispant un peu plus Severus.


Serrant les dents, il conduisit le garçon jusqu’à la salle de bain. Décidant que ses robes se remettraient du traitement, il renonça à les enlever. Inutile de laisser penser au garçon qu’il attendait ses services…


« Enlève ça » fit il en désignant le harnais.


« Maître ? » répondit le garçon, l’air perdu.


« Ton harnais. Enlève le. »


Mais le garçon se contenta de le regarder en secouant la tête.


« Pas le droit… maître doit… »


Avec un grognement de frustration, Severus s’avança vers lui, cherchant l’ouverture des lanières. Quelques secondes plus tard, Harry se tenait dans le plus simple appareil, les marques du harnais profondément imprimées dans sa chair.


Depuis combien de temps le garçon pouvait il porter cette chose ? Dessous, la peau était blanche et fine, comme marquée au fer rouge… il soupçonnait que la marque laissée par le collier métallique serait bien pire encore.


Poussant doucement le garçon sous le jet, il entreprit de recouvrir de baume les blessures qui parcouraient sa peau. Immobile, il se laissa faire sans un mot, laissant l’eau le recouvrir et tressaillant à peine quand Snape passa sur les blessures les plus à vif.


Il pouvait reconnaître des traces de coups, les brûlures laisses par la laisse en cuir, et d’autres encore… les cicatrices les plus anciennes ne partiraient sans doute pas, songea t il. Se rappelant combien la cicatrice sur son front avait parut irritée, il se releva pour l’examiner, mais le garçon recula quand il tendit la main.


« Pas soigner. Interdit. »


Snape secoua la tête en soupira.


« Il ne veut pas qu’elle soit soignée, hum ? Est ce qu’elle te brûle tout le temps ? »


« Quand mon maître là. » répondit simplement le garçon.


« Tout le temps, donc. Très bien. Ne bouge pas » laissant de côté la cicatrice rouge vif, il entreprit de soigner le visage et le cou du garçon. La lèvre coupée par le coup de laisse de Draco avait enflé, mais les sorts de soin et les potions semblaient avoir réduit le plus gros de la blessure.


« Très bien, ça suffira. Lave-toi si tu le souhaites et rejoins moi dehors. »


Le garçon le regarda sans rien dire, mais s’écarta aussitôt du jet et ramassa le harnais qu’il tendit à Snape.


Avalant difficilement sa salive, celui-ci s’exécuta, passant les courroies entre les jambes, emprisonnant son sexe, et autour du buste du garçon. Merlin, il se sentait comme le dernier des pervers… mais Harry sembla trouver tout cela très normal, et le suivit d’un pas égal dans la salle.


Le paquet devant la cheminée attira aussitôt le regard de Severus ; dessus, un simple mot de Dumbledore lui indiquant qu’il pourrait en avoir besoin et lui souhaitant bonne chance.


Il ouvrit rapidement le carton et hocha la tête en voyant son contenu. Parfait. Albus avait été rapide.


Une paire de lunettes à la main, il se tourna vers Harry.


« Tes lunettes. Elles devraient s’ajuster automatique à ta vue. » dit il en tendant l’objet. Mais pour ce qui lui sembla être la centième fois de la soirée, le garçon secoua la tête.


« Interdit. »


Snape du se retenir de jeter les lunettes contre le mur.


« Interdit ? Les lunettes ? »


« Oui, maître. »


« Pour l’amour de Merlin… ! » mais il savait ou Voldemort avait voulu en venir, bien sûr. « Tu ne vois rien, n’est ce pas ? Tu es toujours myope comme une taupe ? »


« Oui, maître. »


C’était clair. Nier sa vue au garçon, qu’était-ce après tout au cœur de cette ignominie ? Un détail, vraiment… Mais qui comptait. Sans doute Harry vivait il dans le flou depuis trois ans. Préférant ne pas s’appesantir sur cette pensée, il sortit un pyjama du paquet et le tendit au garçon.


« Très bien, mets cela, tu en auras besoin pour cette nuit. Dumbledore t’a fait livrer des vêtements à ta taille, je les laisserai dans ta chambre. »


Severus cru devenir fou quand le garçon secoua a nouveau la tête.


« Laisse moi deviner : interdit ? »


« Oui, maître. Rien pour dormir. Que harnais. »


Evidemment, cela avait du sens.


« Vêtement… aussi » ajouta t il. « Pantalon, oui. Seulement. »


Dans un geste de rage, Snape envoya le contenu du carton voler sur le sol.


Le garçon se raidit, s’attendant visiblement à le voir libérer sa colère sur lui… décidément, il s’y prenait mal. S’efforçant de regagner un peu de contrôle sur lui même, il eut un geste d’apaisement qui ne fit rien pour rassurer l’esclave.


« Je suis désolé, harry. Tu n’y es évidemment pour rien, nous allons trouver une solution, je te le promet. »


« Oui, maître. »


Severus passa une main sur son visage. Cette journée n’en finirait jamais…


« Très bien… très bien. Les discussions pourront attendre demain. Tu dois être fatigué, je vais te montrer la chambre où tu dormiras. »


Reprenant la laisse, il guida le garçon jusqu’à la chambre d’invité, qui avait rarement été occupée jusque là. Un lit une armoire, un bureau et une chaise, c’est plus que le garçon était sans doute habitué à avoir…


« Installe toi là. » fit il en le faisant monter sur le lit. « Repose toi, dors aussi tard que tu le voudras. Si tu as besoin de quoique ce soit, appelle, je laisserai les portes ouvertes. As-tu besoin d’autre chose ? »


Le garçon sembla hésiter, mais secoua la tête.


« Non, maître. Merci, maître. »


Snape retint un grognement.


« Très bien. Dans ce cas, à demain. »


Et il se retira, refusant de regarder par dessus son épaule tandis qu’il quittait la pièce. La tension des dernière semaines retombant, il se laissa tomber sur son lit, heureux d’être enfin seul. Merlin, les prochains temps promettaient d’être difficile… comment pouvait il espérer rendre une vie normale à Harry après 3 ans de servitude sans faille, après un dressage si brutal et radical ? Il ne semblait rester aucune étincelle de volonté dans le corps et l’esprit soumis du garçon…


Les images des réunions de Mangemorts revinrent le hanter. Le garçon montant avec docilité sur les genoux des Mangemorts pour y être prit brutalement, sans jamais protester, continuant encore et encore, sans espoir de la moindre bonté… et ce que lui même avait fait… le harnais rentrant dans la chair du garçon, l’écartant malgré lui pour l’offrir à ses agresseurs… tournant et se retournant dans on lit, il finit par succomber à un sommeil peuplé de cauchemars.


Il ne savait pas combien de temps avait passé quand un bruit léger mais persistant le réveilla. Il mit un instant à identifier sa provenance : la chambre du garçon !


Sans plus attendre, il se précipita vers la porte ouverte et resta un instant sans voix. Recroquevillé sur les couvertures, le garçon gémissait, couvert de sueur, visiblement en proie à une intense douleur.


« Harry ! Que se passe t il ? »


« M… maître » murmura t il en le voyant. La douleur sembla s’estomper et le garçon se remit à genoux mécaniquement, à bout de souffle.


« C’est le collier ? il t’a puni ? »


« Oui, maître » murmura le garçon.


« Pourquoi, cette fois-ci ? »


« Interdit… dormir… seul… sans maître… »


« Merlin » murmura Snape. « Ne pouvais tu pas le dire avant ? »


« Maître… ordonné… chambre… »


« Harry » interrompit Severus, sentant une sueur froide glisser dans son dos. « Tu dois absolument me dire ce qui pourrait contrarier le collier ! C’est un ordre, tu me comprends ? Il n’est pas question de te laisser souffrir inutilement ! »


« Oui… maître… » fit le garçon haletant.


« Tu as toujours mal ? » demanda Snape plus doucement


« Oui, maître… muscles… mal… après. »


« Je vois » soupira le professeur. « Une potions semble nécessaire. »


Mais le garçon secoua la tête.


« Potions… pas marcher… »


« Quelque chose que je puisse faire ? De l’eau, peut-être ? »


« Non… merci… maître. Vomir eau. » répondit le garçon qui semblait en effet plus pâle qu’à l’ordinaire.


« Très bien. Dans ce cas, suis moi dans ma chambre, je suppose qu’il n’y a pas d’autre alternative. »


Plein d’appréhension, Severus regagna sa chambre, Harry le suivant en laisse. Merlin, il ne pourrait donc pas même dormir seul… mais cela correspondait avec ce que Voldemort avait dit : il ne quittait Harry ni de jour ni de nuit. Il tressaillit ; il n’osait imaginer la façon dont il passait ses nuits avec le garçon… Tentant de ne plus y penser, il s’installa sous les couvertures, Harry à ses côtés. Aussitôt, celui-ci chercha à se rapprocher, passant un bras autour de ses côtes.


Severus le repoussa fermement.


« Harry, tu n’as plus à faire cela. Je sais qu’il est sans doute trop tôt pour avoir cette conversation, mais ce que Voldemort t’a fait subir… c’était mal, très mal. Cela n’arrivera plus, je te le promets. Je ne te toucherai plus, tu n’as plus rien à craindre de moi. »


« Mon maître dit… récompense… Severus… »


« C’est fini, Harry, tu n’auras plus jamais à offrir de récompense à qui que ce soit, tu me comprends ? »


Mais au regard vide que lui renvoya le garçon, il sut que le concept le dépassait.


« Dors. Nous reparlerons de cela demain. »

Sans plus attendre, il éteignit la lumière et entreprit de retrouver le sommeil qu’il sentait déjà fort compromis…


Ce fut une sensation étrangement familière qui le réveilla quelques heures plus tard. Une sensation qui lui rappelait étrangement des souvenirs de repas, de Mangemorts, de réunion au Manoir des Ténèbres… il sursauta et alluma la lumière ; il ne s’était pas trompé, entre ses jambes, le garçon était en train de s’activer sur son membre bien dressé, sa langue allant et venant comme s’il léchait une glace particulièrement appétissante, avant de l’enfourner entièrement dans sa bouche, logeant la tête au fond de sa gorge.


La voix rauque, il saisit le garçon par les cheveux et le repoussa :


« Ca suffit ! Harry ! Non ! Est ce que tu n’as pas entendu ce que je t’ai dit ? Tu n’as plus à faire ça, c’est finit ! » Il criait presque de frustration, tant par le comportement du garçon que par l’envie qui le tiraillait de le laisser finir sa besogne.


« Désirs… maître… je fais… »


« Non ! Je ne veux plus que tu fasses cela ! Interdit ! Est ce que tu comprends ? Tu n’es plus obligé de faire cela ! Je ne le veux pas ! »


Le garçon recula, douloureusement surpris.


« Mon maître veut… »


« Mais moi je ne le veux pas ! Laisse moi tranquille ! » glapit le maître des potions, sentant ses nerfs lâcher. Mais il du aussitôt retrouver son sang froid devant ce qui arriva alors : Harry retomba subitement sur le lit, se tordant de douleur et gémissant pitoyablement. Le collier…


« Harry, stop, que veut le collier ? Harry ! »


Le garçon réussit difficilement à articuler :


« Obéir… ordres… mon maître… »


« Très bien, très bien, tout ce que tu veux, mais que ça s’arrête ! »


Aussitôt, le corps du garçon perdit sa tension et il s’effondra un peu plus sur le lit, couvert de sueur, avant de se remettre péniblement à genoux.


« Pour l’amour de Merlin, Harry, à quel ordre as tu désobéit cette fois ? » murmura Severus, se sentant aussi drainé que le garçon.


« Dois… assouvir… désirs… sexuels… maîtres… » haleta t il.


« Mais puisque mon désir est que tu ne t’en occupes pas ! »


« Mon maître… veut… satisfaire… sexe… »


« Que je le veuille ou pas, n’est ce pas ? » grommela severus, sentant la fatalité le submerger


« Oui, maître… je… désolé… »


Se sentant plus épuisé encore que quand il s’était couché, Snape se laissa retomber sur le lit, défait. Qu’était il sensé répondre à cela ? Mais le garçon sembla couper court à son dilemme en reprenant possession de son entrejambe, le regard hésitant. D’un rapide hochement de tête, il lui donna l’autorisation de continuer, et ferma les yeux pour tenter d’oublier.


Mais la bouche du garçon, si experte, ne pouvait être ignorée… dire qu’il était là, à Poudlard, dans sa propre chambre, laissant Harry Potter pratiquer une fellation sur lui au milieu de la nuit, vêtu d’un harnais de bondage… c’était totalement irréel. Mais la sensation de la bouche chaude et humide autour de son membre était bien réelle, elle, le rendant un peu moins conscient du reste à chaque seconde, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus tenir et se mette à balancer les hanches en rythme dans la bouche du garçon. La langue s’activant toujours, il l’accueillait sans hésitation jusqu’au fond de sa gorge, caressant religieusement ses bourses, sans tenter de brider ses amples mouvements, jusqu’à ce que Severus se libère enfin dans cette caverne chaude et humide qui le stimulait encore et encore, l’incitant à lui donner toujours plus, avalant jusqu’à la dernière goutte de sperme…


Vidé et abattu, il se laissa retomber sur le matelas, pantelant. Merlin, le garçon était doué… très doué.


Tout naturellement, celui-ci vint s’installer sur lui, l’enserrant de ses bras et de ses jambes comme s’il cherchait le maximum de contact. Passant une main dans ses cheveux, Snape n’eut pas le courage de le repousser… Si Dumbledore apprenait ceci, et il devrait l’apprendre… que dirait il ? Mais il n’y pouvait rien, songea t il en laissant l’épuisement le gagner.


Il n’y pu rien non plus quand, quelques heures plus tard, il sentit un corps étrangement chaud et familier se frotter contre la partie basse de son corps, attisant son érection déjà bien intéressée.. le front posé sur son torse, le garçon se déhanchait de manière à faire glisser délicatement son sexe entre ses fesses offertes, ouvertes par le harnais. La posture le faisait paraître terriblement soumis et vulnérable, et Snape sentit son cœur se serrer.


« Harry… non. »


« Maître… » murmura le garçon d’une voix presque suppliante.


Snape serra les dents. Il connaissait la réponse. Soit il utilisait le garçon pour assouvir ses désirs, soit celui-ci serait puni. Fermant les yeux, il décida de le laisser mener.


Harry attendit que son membre soit suffisamment dur, pour s’empaler lui-même dessus, dans un mouvement qui arracha un grognement de plaisir au Maître des potions. Il posa les mains sur les hanches saillantes du garçon tandis que celui ci le chevauchait, les yeux fermés, les lèvres pincées. Les blessures internes du garçon ne pouvaient avoir guérit en si peu de temps, songea t il… il devrait… faire de son mieux.


Se balançant d’avant en arrière, Harry semblait chercher à lui procurer le maximum de plaisir, recréant lui même la violence avec laquelle les Mangemorts l’avaient habitués à être pris, sans se soucier de sa propre souffrance pourtant bien visible.


« Harry… doucement… c’est inutile, vas y doucement, ne te fais pas de mal… »


Le garçon lui jeta un regard incrédule et diminua légèrement l’ampleur de ses mouvements. Avait il déjà ressenti du plaisir dans cet acte ? se demanda Severus. Probablement pas. Serrant les dents, il se laissa aller dans le tempo suggéré par Harry, tentant de ne pas penser à la douleur qu’il lui occasionnait à chaque coup de rein. Il lui sembla qu’une éternité s’était écoulée quand il jouit enfin, serrant contre lui le corps battu du garçon, souhaitant de tout cœur pouvoir lui faire éprouver le même plaisir… puis il roula sur le côté, laissant Harry reprendre son souffle.


Un rapide Tempus l’informa que la matinée était déjà bien avancée… il dormait rarement le matin, mais les circonstances pouvaient excuser cette grâce matinée.
Allumant la lumière, il posa son regard sur le garçon à ses côtés, qui se mit aussitôt à genoux.
Cette nuit avait été… éprouvante. Bien plus qu’il ne l’aurait pensé. Et maintenant, il allait devoir tenter de passer cette journée sans provoquer de punition du collier.


« Harry » commença t il « Il va falloir que tu m’aides. Peux tu me donner la liste complète de ce que Voldemort t’impose ? »


Mais Harry secoua a tête.


« Pas le droit. »


Severus réfléchit un instant. C’était à prévoir.


« Très bien. Dans ce cas, explique moi comment se passe une journée standard. »


« Je… raconter ? » demanda le garçon, hésitant. Avec ses difficultés d’expression, la tache risquait en effet d’être lourde.


« Ca ne sera pas utile » décida Severus. « Regarde moi dans les yeux. La sensation ne sera pas agréable, mais je vais pénétrer dans ta mémoire pour voir tes souvenirs. Tache de ne pas me combattre. »


Le garçon hocha la tête, visiblement peu inquiet. Un instant plus tard, Snape su pourquoi. Son Legilimens n’enfonça aucune porte, l’esprit du garçon était entièrement ouvert, de toute évidence en permanence et ne comportait aucune zone protégée. Un effet qu’il n’avait encore jamais rencontré, mais dont il pouvait deviner l’origine… avec la plus grande horreur.


Il n’ignorait pas à quel point le fait de subir un legilimens était une épreuve difficile et perturbante. De toute évidence, Voldemort avait imposé un legilimens continu au garçon, forçant ses défenses jusqu’au point de non retour, sans jamais relâcher sa pression pendant, quoi… des mois ? Des années ? Probablement n’avait il jamais cessé de violer encore et encore son esprit au cours de sa captivité.


Snape recula. Il ignorait ce qui l’horrifiant le plus à présent, les sévices physiques et sexuels qu’avaient subits le garçon, ou ce viol de son esprit ? Comment pouvait il rester sain d’esprit de cette façon ? Mais sans doute était ce la réponse, il ne l’était plus, il était tout simplement brisé, entièrement et fondamentalement brisé, son identité niée jusqu’au dernier point, son intimité totalement inexistante.


Fouillant rapidement le tiroir de la table de chevet, Severus sorti une potion calmante qu’il avala d’une traite. Il allait bien avoir besoin de ça pour survivre à cette journée. Puis, se retournant vers le garçon qui n’avait pas bougé, il se plongea dans ce regard vide et lança à nouveau son legilimens.


Il n’eut aucune difficulté à accéder à ce qu’il cherchait, les images défilaient sans aucune résistance tandis qu’il les appelait.


Une journée type, Harry. Montre le moi.


Et il le fit.


Voldemort se couchant, le soir, dans son lit. Ou plutôt sur son lit, ne prenant pas la peine de prendre de couverture, et indiquant à son esclave de venir s’allonger sur lui. Harry s’installant à plat ventre sur le corps nu et froid du sorcier qu’il avait aidé à ressusciter, bras ballants et jambes bien écartées pour rester à tout moment à la disposition du sorcier sous lui.


Voldemort le réveillant deux, trois fois par nuit, soit en s’enfonçant en lui d’un douloureux et brutal coup de rein, soit en le positionnant sur ses coudes, profondément cambré tandis qu’il pénétrait et besognait le garçon à moitié endormi, contraint de participer malgré lui, le harnais l’écartant toujours pour son maître tandis qu’il ouvrait ses cuisses selon un angle impossible.


Ou le retournant sur le lit, forçant ses genoux à toucher l’oreiller de part et d’autre de sa tête, le dos plié comme un contorsionniste, les fesses exposées en l’air pour le sorcier qui grognait bestialement tandis qu’il le prenait, pesant de tout son poids sur le petit corps.
Et se rendormant, une main dans les cheveux de l’esclave, une autre au creux de ses reins.


La douche, enfin, au réveil. Sans le harnais cette fois, le garçon se tenait sous le jet d’eau brûlante, lavant son maître tandis que celui-ci lui rendait la pareille, avant de le pousser contre le mur, une main se glissant dans son entrejambe pour venir masturber sans délicatesse le sexe de l’adolescent.
Ainsi, Voldemort se préoccupait il que son esclave jouisse au moins une fois par jour… mais sans doute voyait il là un symbole de pouvoir supplémentaire, songea Snape, et une bonne raison d’être excité… le sorcier n’avait pas menti concernant sa libido ; le rituel de la douche semblait impliquer une autre séance de sexe, besognant furieusement le garçon tandis qu’il le masturbait, l’asservissant un peu plus alors qu’il obligeait le garçon visiblement peu enthousiaste à jouir dans sa main.


Puis le Seigneur des Ténèbres remettait le harnais en place, serrant plus que nécessaire chaque lanière, manipulant et touchant le corps du garçon comme s’il sellait un cheval. enfin, le guidant par la laisse, il le guidait jusqu’à la salle à manger où le déjeuner l’attendait, parfois seul, parfois en compagnie de Mangemort.

Agenouillé aux pieds de son maître, il attendait sans un bruit qu’il lui tende, ou pas, un peu de nourriture qu’il mangeait dans sa main, sans en laisser une miette, léchant les doigts du sorcier. Si les Mangemorts étaient présents, il s’acquittait de sa tache habituelle sous la table, offrant ses services et se soumettant à leurs humeurs sans rechigner, son corps meurtri aussi public et disponible que son esprit.


Ayant satisfait les invités, il rejoignait son maître qui, le repas finit, décidait soit de le garder en laisse à ses côtés s’il restait au Manoir, soit de le transformer en furet s’il devait se rendre ailleurs.


Enfouit au plus profond des robes du sorcier, l’animal devait reposer sans bouger contre le sexe de son maître, attendant que celui-ci se tende d’excitation, ce qui n’attendait jamais longtemps. Le furet s’activait alors, se frottant et se balançant de son mieux pour faire jouir son maître, recevant finalement sa semence et s’immobilisant à nouveau … jusqu’à la prochaine fois.


A moins que le sorcier, trop excité, ne décide de lui rendre sa forme humaine pour pouvoir le pénétrer violemment, jouissant au plus profond de lui, pour seulement lui redonner la forme animale suggérée par Draco Malfoy et regagner les robes de son maître jusqu’au soir.


Le repas se passait généralement comme le déjeuner, le garçon en laisse attendant patiemment que la nourriture vienne à lui et la mangeant servilement dans les paumes de son maître, contentant les invités de son mieux, laissant les fantasmes les plus pervers venir briser et soumettre son corps. Les coups de laisse pleuvaient, quoiqu’il fasse, et Voldemort ne semblait jamais se préoccuper de les justifier, se contentant de punir à son gré.


Enfin, Voldemort le tirait vers la douche du soir, ôtant à nouveau le harnais tandis qu’il le prenait une dernière fois sous le jet qui le débarrassait des souillures de la journée, sans se préoccuper de faire jouir son esclave cette fois, avant de regagner la chambre, le harnais replacé pour la nuit.


Et, les cuisses écartées et les genoux remontés le long des côtes de son maître, il revenait s’installer pour la nuit sur le seul matelas qu’il ait connu en trois ans : Voldemort, qui prenait soin de le positionner pour pouvoir se servir de lui dès que l’occasion se ferait sentir.


La tête reposant sur la poitrine grise et dure du Seigneur des Ténèbres, le garçon s’endormait finalement, sa cicatrice l’élançant violemment, prêt à subir à tout moment les assauts de son maître.


Mais la fatigue l’emportait encore et toujours… jusqu’au prochain réveil brutal.


Hagard, Snape se précipita hors de l’esprit du garçon qui le fixait toujours, le regard absent.


Il avait ses réponses.


Mais avant toute chose…


Severus Snape n’eut que le temps de se précipiter dans la salle de bain pour vomir, encore et encore, son estomac refusant de s’avouer vaincu. Et en regardant son visage dans la glace, le regard hanté parce qu’il venait de voir, Severus doutait qu’il retrouve un jour sa place initiale.
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