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My Master

By: jenovablack
folder zMisplaced Stories [ADMIN use only] › NE › French
Rating: Adult ++
Chapters: 10
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Reviews: 1
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Disclaimer: Harry Potter appartient à JK rowling, que je remercie au passage, je ne tire aucun profit de cette histoire !
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Chapitre 7

Chapitre 7


Severus Snape crût d’abord avoir été sorti d’un sommeil profond par des gémissements, avant de se réveiller tout à fait en sursaut au son des cris du garçon.


Instinctivement, il enlaça Harry qui s’était endormi sur lui, avant de le laisser rouler sur le côté, secoué de spasmes de douleur, assez éveillé à présent pour taire sa souffrance.


Le cœur battant, tout à fait réveillé, il regarda avec effroi le garçon se tordre quelques minutes de plus sur le matelas avant de finalement relâcher la tension de son corps, pantelant.
Les yeux brillants de fièvre, il se tourna vers lui, ruisselant de sueur.


« Pardon, Maître… »


Severus chercha désespérément ce dont pouvait parler Harry, avant de se décider à contrecœur à poser la question.


« Pardon pour quoi ? »


« Cauchemar. Réveillé. Pardon. »


Peut-être était-ce l’effet de la fièvre, mais il lui sembla pour la première fois distinguer un regret authentique dans les yeux du garçon.


« Merlin, Harry, je ne suis pas stupide au point de ne pas savoir que tu n’as pas de contrôle sur tes rêves… »


« Interdit. Pardon, maître. »


Passablement abattu et à peine remis de son réveil brutal, Severus soupira. Lui aussi nageait en plein cauchemar… un doute l’assaillit soudain :


« Ne fais-tu jamais de cauchemars habituellement ? »


« Potion sans rêve. » répondit laconiquement le garçon.


« Potion… depuis combien de temps ? »


« Toujours »


« Tous les soirs depuis ton arrivée chez Voldemort ? » insista Severus, voyant un nouvel écueil se profiler à l’horizon


« Oui, maître. »


Et voilà qui expliquait la fièvre du garçon. La potion de sommeil sans rêve ne pouvait être prise longtemps sans créer d’intoxication… mais comment le garçon pouvait il être sain d’esprit s’il n’avait pu laisser son esprit s’épurer des horreurs de la journée à travers les rêves ?


Snape secoua la tête. La réponse était toujours la même : il n’était pas sain d’esprit, il s’en fallait de beaucoup. Qu’était il sensé faire ? Continuer à abreuver le garçon d’une potion toxique un peu plus longtemps, ou le laisser souffrir chaque fois qu’il cauchemar le réveillerait ?


Mais il était maître des potions, et il savait déjà quel maux était le moindre. Souhaitant mentalement adieu à son sommeil, il soupira. Harry devrait affronter ses rêves, peut-être sa reconstruction commençait elle par là… Mais inutile pour autant de le laisser souffrir plus que nécessaire.


Laissant là Harry qui reprenait péniblement son souffle, il se dirigea vers la salle de bain et en revint avec quelques fioles qu’il fit boire au garçon. Celui-ci se détendit aussitôt, visiblement encore sous le choc de son cauchemar.


Préférant ne pas poser de question, Severus lança un rapide legilimens muet. Rien de ce qu’il vit ne le surpris.


Lucius écartant les jambes du garçon tremblant, trop affaibli pour pouvoir encore réagir lorsqu’il s’enfonça en lui brutalement pour la première fois ; Goyle senior le maintenant à genoux devant Voldemort alors que celui-ci lui serrait le collier autour de son cou, avant que le garçon ne s’effondre au sol, victime des premiers effets de l’artefact…


La première fois que Voldemort l’avait obligé à marcher en laisse et combien de fois le garçon était retombé au sol, ayant voulu se rebeller ou en ayant eu l’intention, avant que le collier ne le punisse, pour finalement devoir ramper derrière son maître, rompu et incapable de se tenir debout.


Les nuits entières à tenter de mater sa propre volonté pour cesser, ne serait-ce qu’un instant, de souffrir.
Les coups de fouet et les cruciatus injustes, pour lui rappeler sa place, alors que l’adolescent se tenait nu devant les Mangemorts qui riaient de son impuissance. Qui lui crachaient dessus, qui le rouaient de coup de pieds, avant de prendre chacun leur tour ce qu’il restait de son corps.


La première fois où il avait pu prononcer le mot ‘maître’ sans que le collier ne le punisse, et l’immense désespoir à cette constatation.
Ce jour où, la faim le poussant, il avait finalement cédé et mangé à même la main de son pire ennemi.
Celui où il avait répété, après son maître, que ses parents n’étaient que de faux sorciers qui méritaient la mort.


Et les mains froides et brutales du Seigneur des ténèbres sur sa peau, jouant avec son corps, lui refusant toute pudeur et toute intimité, s’emparant de lui sans la moindre considération, le marquant encore et encore comme son esclave.
Forçant son esprit à longueur de journée, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de ce petit rempart qui protège l’âme profonde du vide.


Violant son corps et son esprit avec une cruauté et un acharnement mêlé de désinvolture qui ne laissa plus aucun doute à l’enfant sur ce qu’il était. Un esclave. Un objet, ayant pour seul raison d’être de servir ses maîtres.


Non, Severus n’ignorait rien de tout cela, mais le voir à travers les yeux du garçon acheva de briser le mur de détachement qu’il avait soigneusement bâti, pierre après pierre, depuis son premier jour au Manoir des Ténèbres.


Sans un mot, il attira contre lui la forme pâle de son ancien élève qui se laissa faire docilement, et s’adossa contre le mur, le garçon dans les bras. Quel réconfort pouvait-il offrir à celui qui le considérait comme un maître, contraint d’obéir sans un mot ? Mais il pouvait encore moins le laisser affronter seul son premier cauchemar en trois ans. une main caressant les cheveux noirs toujours aussi indisciplinés, l’autre massant doucement la nuque du garçon, il laissa passer les heures.


Elles passèrent, silencieuses et obscures, sans que Harry ne se rendorme. Il n’avait guère besoin de legilimens pour savoir à quoi pensait le garçon, cependant, mais ce qu’il pouvait faire de ces souvenirs ? Snape aurait bien aimé le savoir.


Quand le jour pointa enfin, il repoussa doucement Harry et étira ses muscles endoloris d’être restés immobiles trop longtemps. Ce ne fut que quand le garçon glissa une main contre sa cuisse, dans une offre sans ambiguïté, qu’il réalisa que malgré tous ses pouvoirs, le collier n’avait pu le pousser à prendre le garçon cette nuit-la. Quelque soit le plaisir que Harry puisse lui apporter, ses préoccupations avaient été ailleurs…


Il se leva prestement du lit, laissant le garçon seul quelques instants. Au diable son sommeil, il en avait fait son deuil, mais les longues heures de solitude et l’intimité de son lit allaient rapidement lui manquer…
A l’annonce de la mort de Dumbledore, les élèves avaient été renvoyés chez eux, et le retournement de situation avait permis de leur accorder une semaine de vacances impromptue ; il n’aurait donc pas à se préoccuper des cours pour l’instant. Mais son unique charge risquait de lui prendre suffisamment de temps…


Ordonnant un repas, il retourna chercher le garçon qui n’avait pas bougé, étendu sur le lit avec un air assez dépité. Il regarda entrer Severus, une légère lueur de crainte dans les yeux.


« Le repas est prêt. » annonça simplement le professeur en saisissant la laisse. L’esclave le suivit jusqu’à la table et s’installa à ses pieds.

Maître Snape n’était pas satisfait. Il le sentait à la tension du corps du professeur, et il pouvait presque entendre le collier lui murmurer qu’il n’avait pas fait son devoir. Quand le sorcier lui tendit un quartier d’orange, il s’appliqua à lécher la main qui le tendait, appliquant une pression chaude et précise, d’un art parfaitement maîtrisé.


Le maître retira rapidement sa main, mais ne tarda pas à lui tendre à nouveau un toast que l’esclave prit du bout des dents, enfouissant son visage dans la paume tendue, soufflant un air tiède et tentateur.
Il entendit le sorcier grogner, et à la même seconde une légère décharge dans son cou lui indiqua qu’il était temps de procéder.


Oh, il savait ce que le maître aimait, une lente montée du désir, des caresses subtiles, des doigts fins jouant avec sa ceintures, une langue taquinant délicatement son membre avant de l’engloutir d’un seul coup, jusqu’à fond de sa gorge, la langue ne cessant de venir stimuler la veine qui courait sous le sexe dressé et dur. Lentement d’abord, jouer doucement avec les bourses, sa main experte ne cessant pas un instant de stimuler la base du sexe qu’il pompait ardemment, avec révérence et docilité, tentant de reproduire le mouvement que l’homme qui ne le prenait jamais par les cheveux aurait souhaité.


Et avalant, gorgée après gorgée, le liquide chaud qui coulait dans sa gorge.
Mais pas aujourd’hui. Le maître le désirait, lui, entièrement. Pas comme les autres maîtres, non, il ne cherchait pas à le soumettre ni lui à rappeler sa condition… jadis, pourtant… mais il repoussa rapidement la pensée tandis qu’il s’installait sur les genoux de son ancien professeur.


Les mains, douces et calleuses, vinrent caresser longuement son corps dans une préparation qu’il savait inutile. Repoussant la tête soumise qu’il avait posé sur l’épaule du professeur, Snape se pencha pour prendre délicatement un mamelon entre ses lèvres, le harcelant de petits coups de langues jusqu’à ce qu’il soit si dur qu’il fasse presque mal. Presque. Puis, installant le garçon dos sur la table, il entreprit d’explorer le corps pâle de sa bouche, embrassant chaque petite cicatrice, laissant sa langue chercher les points sensibles.


Les yeux embués, le garçon cessa de penser. Il ne pensait jamais quand les maîtres le prenaient ; mais il restait toujours conscient cependant, cette fois ci en revanche… oh, il savait à quel jeu jouait le maître, il en connaissait toutes les subtilités. Mais pourquoi prenait il cette peine ? Un nouveau jeu, peut-être ? Crispé, il attendit la suite.


A nouveau, la sensation d’une boucle qu’on libère, et le carcan de cuir qui emprisonnait son sexe se relâcha, laissant place à un souffle chaud et pressant. Comprenant ce qu’on attendait de lui, le garçon laissa son membre se gonfler, frémissant malgré lui sous les caresses des lèvres qui parcouraient à présent l’intérieur de ses cuisses. Et si proches, oh, si proches…


Le garçon dut retenir un cri quand, sans prévenir, une langue vint lentement parcourir toute la longueur de son sexe. Oh, Merlin… il n’avait pas besoin de contrôler sa respiration cette fois pour sembler excité, cette sensation de chaleur et de plaisir intense ; combien de fois avait il offert ce service aux mangemorts ? Des centaines, des milliers de fois sans doute, et il croyait en connaître les effets par cœur, mais il était loin de se douter…


Une chaleur moite et presque insoutenable vint envelopper son sexe et il ne put retenir un gémissement, ses poings crispés sur la table. La bouche allait et venait, chaque mouvement l’enfonçant un peu plus dans une brume d’extase dont il ignorait jusqu’à l’existence, cherchant son plaisir et son abandon et l’obtenant au delà de toutes espérances. Il jouit enfin dans ce merveilleux étau qui ne l’abandonna, comme à regret, que quand il fut vidé et rassasié.


Pantelant, peinant à retrouver le contrôle de son corps, il leva un regard perdu vers le maître qui l’attira contre lui, un sourire satisfait aux lèvres.


« P…pardon, maître » offrit il, attendant avec appréhension l’intervention du collier. Il parvenait si bien d’habitude à se plier à ses exigences, mais ces derniers jours… mais rien ne vint, et le maître se contenta de le tenir serré contre lui, une main caressant son dos dans un geste apaisant.


« Chut » fit la voix désormais familière. « C’était ta première fois, n’est ce pas ? »


Effaré, le garçon réfléchit un instant à la question qu’on venait de lui poser. La première fois… de ce côté de la barrière certainement. Et la première fois aussi qu’il ressentait un tel plaisir…


« Oui, maître » répondit il simplement. C’était la réponse à la plupart des questions, il ne l’ignorait pas. Mais il aurait voulu mettre plus dans celle-ci, expliquer… sans doute son corps parla-t-il pour lui, cependant, car l’espace d’un instant le maître l’étreignit un peu plus fort.


Juste avant que le collier ne le rappelle sèchement à l’ordre. Il n’était pas celui dont le plaisir comptait, et le maître n’avait pas été satisfait. Confus, Harry s’empressa de se mettre en position, écartant un peu plus les jambes, les bras passés autour du cou du mangemort, la tête posée sur son épaule. Snape n’avait pas d’exigence particulière, mais il se cambra plus profondément, souhaitant lui offrir tout le plaisir possible.


Severus soupira, une main au creux des reins du garçon. Amener Harry à l’orgasme l’avait plus excité qu’aucune des techniques bien rôdées du garçon, mais il aurait donné cher pour pouvoir le laisser profiter en toute tranquillité de ce moment. Non pas qu’il ait tellement le choix, bien sûr…


Traçant avec dégoût la ligne du harnais, il laissa sa main descendre entre les jambes du garçon, caressant du bout des doigts la peau fine qui entourait l’orifice. Harry semblait plus détendu qu’il ne l’avait été jusqu’à présent, sans doute encore sous l’effet des sensations qu’il venait d’expérimenter, et le premier doigt, soigneusement lubrifié, ne rencontra aucune résistance. Il devrait renouveler le baume, songea-t-il, mais pas maintenant… pas maintenant. Préparant calmement le garçon, il ajouta un deuxième doigt, puis un troisième, et l’étira de son mieux.


Avec toute la douceur qu’il put réunir, il souleva trop facilement le garçon et vint le pénétrer, centimètre par centimètre, sentant les pulsation de son cœur s’accélérer. Comme s’il s’était agit de sa première fois, il entama un lent mouvement de va et vient, bridant son propre désir pour offrir le maximum de confort au garçon, le berçant presque tandis qu’il le prenait, tiraillé par l’impression de lui voler ce moment précieux.


Un doute subit l’étreint au souvenir de ce qu’il avait vu dans la mémoire du garçon. D‘un léger mouvement, il fit lever la tête au garçon et se plongea dans ses yeux, sans même prendre la peine de murmurer legilimens.


Il était là, au milieu des mangemorts réunis, agenouillé aux pieds de Voldemort. Mais ce garçon là semblait encore loin de l’esclave qu’il avait sauvé, son regard était vif, blessé et fatigué, mais toujours bien présent. Quand le seigneur des ténèbres le fit lever d’un geste brusque de la laisse, il se releva maladroitement, plein d’appréhension.


Un fin sourire aux lèvres, Voldemort détailla des pieds à la tête le corps encore flou de l’adolescent.


« Tu es assez appétissant, sais tu, Harry ? »


Le garçon serra les lèvres, mais parvint à répondre son habituel « Oui, maître » sans que le collier ne le punisse.


« Tu nous as bien servis aujourd’hui. Tu mérites bien une petite récompense… allonge toi » fit il en désignant la table.


Harry n’hésita qu’une fraction de seconde avant d’obéir, son dos raide contre la table. Autour de lui, les mangemorts ricanèrent par anticipation. Un cliquetis métallique figea le garçon, avant qu’une main possessive ne vienne se poser sur son sexe, exigeant une réponse. Harry en eut le souffle coupé. Que voulait… son maître ? Il ne pouvait certainement pas s’attendre à ce que…


« Eh bien, Harry, n’apprécies tu pas les attention de ton maître ? Sais tu quel honneur je te fais là ? »


La réplique vint facilement.


« Oui, maître. Pardon, maître. »


Il avait apprit à offrir ses services aux mangemorts, enfouissant de son mieux l’horreur profonde que ces actes lui inspirait. Mais cela ? Il n’y avait aucune chance…


« Mais peut être est ce que je t’en demande un peu trop… éclaire moi, Harry, es tu un grand garçon ? As tu déjà prit soin de toi, dans l’obscurité du dortoir des Gryffondors ? » susurra la voix douce de Voldemort. A nouveau, les mangemorts éclatèrent de rire.


Harry se sentit rougir violemment. Une réaction bien inutile, vraiment, après ce qu’il avait fait… ce qu’il était devenu depuis deux mois à présent.


« Non, maître » lâcha-t-il enfin d’une voix rauque.


Ce fut le rire ravi de Voldemort qui remplit cette fois la pièce.


« Merlin, notre petit Harry est si innocent ! C’est un plaisir pour moi, esclave, à défaut d’un honneur… tu n’as donc jamais eut l’occasion de t’offrir ce petit plaisir solitaire… eh bien, tu as raté ta chance. A partir de maintenant, Harry, je t’interdit de te toucher. De te procurer toi même quelque plaisir que ce soit, ne serait ce qu’en te grattant, tu m’entends ? » continua le sorcier, sans cesser de chercher à stimuler l’organe du garçon.


« Oui, maître » gémit Harry. Mais certainement pas de plaisir, non, ce qui ne tarda pas à contrarier Voldemort… murmurant un rapide sort vers le bas-ventre du garçon, il redoubla d’effort, sa main de fer excitant avec violence le membre qui ne tarda pas à se gonfler sous l’effet du sort.


« Remercie moi, Harry » murmura le sorcier. « Je vais t’offrir ton premier orgasme. Ta première sensation d’homme… ou peu s’en faut. Je prendrais soin de toi, esclave… oh, oui, tu jouiras de ma main chaque jour, ne t’en fais pas. Que tu le veuille ou non » ricana-t-il, imprimant un mouvement toujours plus rapide à son poignet, jusqu’à ce que le garçon jouisse, dans un cri qui trahissait plus de douleur que de plaisir.


Pantelant, il resta étendu là le reste de la réunion sous le regard pervers et satisfait des mangemorts, son sperme séchant lentement sur son ventre…


La vision s’évanouit, et Severus se rendit compte qu’il avait cessé tout mouvement pour serrer le garçon contre lui, son érection toujours vivace malgré tout au creux des reins de l’esclave. Sans un mot, il reprit son lent bercement, tentant d’effacer les images de sa mémoire, jusqu’à finalement venir dans un petit cri rauque, relachant aussitôt son étreinte sur le garçon qui revint s’asseoir à ses pieds.


L’air toujours aussi désemparé, constata-t-il… Non, cela ne pourrait aller. Prenant la laisse qui était tombée à terre, il conduisit le garçon sur le canapé où il l’installa face à lui.


« Harry, écoute moi » commença-t-il en prenant soin de regarder le garçon dans les yeux. Merlin, par où était il censé prendre les choses ? « Je sais que tu ne peux pas l’accepter, pas avec cette chose autour du cou… mais tout cela appartient au passé à présent, autant que possible, je te le jure. Tout ce qui pourra t’être épargné… le sera. Nous trouverons une solution et tu seras libre. Je n’attends pas de toi que tu te comportes comme avec Voldemort où les autres mangemorts, mon seul but ici est que tu sois toi, Harry, aussi exaspérant et insupportable que tu décides de l’être, Merlin, je suis même prêt à promettre de ne jamais te le reprocher et de te laisser être aussi insolent et arrogant que tu le souhaites. D’être là pour toi s’il le faut. Je sais qu’aucun de nous ne peut rien contre ce qu’il s’est passé, ce qu’il continue à ce passer ici, mais je trouverais un moyen de compenser ce que tu as subit, si cela est possible. Ce que tu as ressentit tout à l’heure… c’est à cela que doit ressembler le sexe, Harry. Pas à ces attouchements brutaux et sans désir et encore moins à du viol… »


Il s’interrompit pour prendre sa respiration.


« Ce sera long, mais tout changera et tu comprendras. C’est ta vie, Harry. Ton corps. Ton âme aussi. Tu es Harry Potter, et tu le resteras. S’il le faut, tu le redeviendras. »


Le garçon ne répondit pas même un « oui maître » et son corps ne laissa rien paraître de ce qu’il avait pu penser du discours du professeur ; mais ses yeux, comme jadis, le trahirent. Rien que de la confusion, vraiment, mais il sembla à Snape qu’au lieu de chercher à éviter les coups, Harry cherchait cette fois à mettre en place les pièces du puzzle.


Le moment sembla s’éterniser, et Severus s’apprêtait à se relever quand il aperçut le léger tremblement dans les épaules du garçon. Infime, vraiment, mais bien présent.
Interrompant son mouvement, il prit le menton de Harry dans la paume de sa main.


« Harry, tu as le droit de pleurer. C’est même une excellente chose… »


Mais le garçon secoua lentement la tête. Il ouvrit la bouche, avant de la refermer et de l’ouvrir à nouveau.


« Au début, autorisé. Pleurer. Puis maître lassé. Interdit. »


C’était sans doute le plus gros récit que le garçon soit capable de délivrer de lui-même, mais la voix calme dont il lâcha les mots combla les vides pour Severus.


Interdiction de rêver. Interdiction de pleurer.


Interdiction d’exister.
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