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My Master

By: jenovablack
folder zMisplaced Stories [ADMIN use only] › NE › French
Rating: Adult ++
Chapters: 10
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Disclaimer: Harry Potter appartient à JK rowling, que je remercie au passage, je ne tire aucun profit de cette histoire !
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Chapitre 8

Chapitre 8


Ils voulaient voir le garçon. Comment aurait-il pu refuser, après trois ans d’absence ? Ses deux meilleurs amis, ceux qui l’avaient soutenu dans toutes les épreuves… Toutes, sauf une. Qui le réclamaient, ne parlaient que de lui, le vénérait littéralement.


Alors, comment aurait-il pu accepter qu’ils le voient ainsi ? Si Harry avait eu toute ses facultés, il aurait certainement haït l’idée. Bien sûr, il avait rendu le harnais invisible et lui faisait porter un jean, mais comment ignorer le collier et la laisse et surtout, comment passer outre le fait que le garçon ignorerait totalement leur présence ?


Non pas qu’il ait eut réellement le choix. L’entrevue avait été programmée pour l’après-midi dans les bureaux du directeur et il n’avait rien eu à y dire.
Il avait espéré que Harry reprendrait rapidement des forces, couché à longueur de journée, mangeant autant que son estomac le lui permettait et abreuvé des meilleures potions.
Mais il était trop tôt pour qu’il reprenne du poids, et son état d’épuisement semblait encore loin de s’améliorer. Les interventions fréquentes du collier, le stress auquel le garçon était soumis n’y étaient évidemment pas pour rien.


Les cauchemars aussi devaient jouer un grand rôle, pensait Severus, les traits tirés par la fatigue. Les nuits étaient bien courtes et les journées bien longues, ces derniers temps…
Mais à tout prendre, les journées étaient les plus difficiles à supporter. Le regard absent du garçon, ne s’éclairant que de loin en loin d’une étincelle de douleur, les séances de sexe obligatoires qu’il tentait de rendre le moins insupportables possible pour Harry… et celles de legilimancie, qui les laissaient abattus, Harry tremblant sous son harnais.


Le simple fait qu’il demande au garçon de redevenir lui-même, d’être en permanence à la limite des règles était une angoisse en soi pour Harry, il ne l’ignorait pas. Pendant trois ans, on lui avait demandé de s’effacer, de ne plus réfléchir, d’avoir pour seul raison d’être de donner du plaisir. Trois années si importantes de sa courte vie… Severus pouvait sentir l’appréhension du garçon en sa présence. Et son vague soulagement quand il le suivait ainsi, à bout de laisse, alors qu’ils se rendaient dans les bureaux du directeur.


Severus grinça des dents en apercevant les deux adolescents, nerveux et excités, qui attendaient leur arrivée. Mieux valait pour Dumbledore qu’il les ait avertis de la conduite à tenir, si le collier devait punir Harry par leur faute, il le jura tout bas, le vieil homme le paierait… seul l’espoir de faire sortir un peu plus le garçon de sa léthargie l’avait poussé à prendre le risque d’une confrontation directe.


Mais il sut immédiatement en voyant leur expression quand Harry apparu que le directeur avait fait son travail.


Les deux adolescents se levèrent d’un même bond, et la jeune fille laissa échapper un hoquet étranglé, avant d’être soutenue par son petit ami, livide. Tous d’eux firent un pas vers leur ami avant d’être arrêté d’un geste de la main de Snape.


Un rapide coup d’œil à Harry l’informa que la garçon ne semblait pas même avoir prit note de leur présence.


« Harry, oh, Harry… » s’écria la jeune fille d’une voix blanche « Tu es vivant ! Tu es vraiment là ! »


Mais Potter ne répondit rien et ayant estimé que son maître ne comptait plus bouger avant un moment, il se laissa tomber à genoux à ses pieds.


« Qu’est ce que… non ! »


Ce fut cette fois le rouquin qui intervint.


« Professeur, vous ne pouvez pas l’obliger à faire ça ! »


« Je ne l’oblige à rien, M. Weasley, soyez en certain ! » gronda Snape.


« Harry, tu n’as pas à faire ça, vieux, c’est Snape, relève toi ! »


Mais le désespoir dans sa voix était audible.


Muet, Severus décocha un regard meurtrier au directeur, signifiant clairement le fond de sa pensée. Je vous l’avais bien dit.


« Professeur, que pouvons nous faire ? » demanda enfin Granger d’une voix plus maîtrisée.


Snape soupira.


« Je regrette, miss Granger. Il n’y a rien à faire pour qu’Harry reconnaisse votre présence, et encore moins vous parle. Mais il entend ce que vous dites… je suppose. Harry ? »


« Oui, maître ? » Harry leva ses yeux verts.

A nouveau, un glapissement de la part du garçon.


« Entends tu et comprends tu ce que tes amis disent ? »


Une hésitation, puis :


« Oui, maître. »


« Peux tu leur répondre, d’une façon ou d’une autre ? »


« Non, maître. »


Un silence. Puis :


« Harry, c’est nous ! » le gémissement de la jeune fille ne fit pas même tressaillir Potter.


« Pour l’amour du ciel, qu’est ce que vous lui avez fait ? » grogna l’adolescent, prenant à nouveau sa petite amie dans les bras.


« Moi ? Je l’ai sorti des griffes du Seigneur des Ténèbres, M. Weasley. Mais peut être voulez vous des détails sur la façon dont il a traité votre ami ? Dont il l’a dressé, utilisé ? Peut être serez vous intéressé d’apprendre les propriétés magiques de ce collier, ou de savoir pourquoi il ne peut pas se déplacer d’un pas sans cette laisse ? »


« C’est assez, Severus, » interrompit le directeur d’une vois douce. « Nos jeunes amis sont sous le choc et c’est bien compréhensible, personne ne vous reproche quoique ce soit. »


Puis, se tournant vers l’adolescent qui avait légèrement rougit :


« Peut être pourriez vous faire abstraction de l’absence de réaction de Harry et lui parler malgré tout ? » suggéra-t-il.


Ron pâlit cette fois, mais acquiesça.


« Vieux, c’est… tellement bizarre de te revoir. Tu n’imagines pas à quel point je suis soulagé… je sais que tu n’es pas très en forme, mais ça ira mieux à partir de maintenant, et… sache qu’on ne t’a jamais oublié, d’accord ? On n’a jamais abandonné. C’est toi qui aurait dû être le prochain capitaine de l’équipe de quidditch, alors en attendant ton retour, personne n’a pris ta place. Ginny a joué en tant qu’attrapeuse. Les cours sans toi, ce n’était vraiment pas amusant, tu peux me croire… » sa voix s’étrangla, et Severus du retenir un ricanement.


L’équipe de quidditch. Les cours… les cours n’étaient pas amusants ! Pensaient ils que Harry s’était amusé, lui, pendant tout ce temps ?
Mais sa colère retomba à la vue du visage livide du garçon. Lui aussi semblait à présent au bord des larmes. Pathétique… mais compréhensible, songea-t-il en jetant un rapide coup d’œil à la forme agenouillée près de lui, qui attendait tête baissée, le regard dans le vide, qu’il se remette en marche.


« Harry » vint cette fois la voix fluette de Granger « Sache que quel que soit le temps que cela prenne, nous serons toujours là pour toi. Nous t’avons attendu tout ce temps… tout le monde t’a attendu. Quand le professeur Dumbledore et le professeur Snape auront réglé les derniers problèmes, tout sera à nouveau comme avant, si tu le souhaites. Ginny est pressée de te voir, tu sais, et aussi Neville, Dean, Seamus, tous les autres. Tu nous as tellement manqués ! Je suis tellement, tellement désolée pour tout ce qui t’es arrivé… si seulement nous avions pu prévoir … Mais tout ira bien, maintenant, d’accord ? s’il te plait, Harry. »


La voix suppliante lui attira presque la sympathie de Snape. Le contraste qu’offrait la scène était poignant ; d’un côté deux adolescents bien bâtis, en bonne santé et sûrs d’eux, comme tout bon Gryffondor, et de l’autre le garçon qui aurait du être leur parfaite réplique et qui se tenait là, prostré dans une attitude entièrement soumise, son dos nu zébré de cicatrices, paraissant tellement plus maigre et frêle que les autres.


Ils l’avaient voulus, bien sûr, mais Severus songea que les deux Gryffondors devaient regretter leur empressement à visiter leur ami. Harry ne serait certainement pas le seul à faire des cauchemars cette nuit là.


« Professeur… pourrions nous rester seul avec lui un instant ? » demanda la jeune fille


Snape secoua la tête.


« Je ne prends pas le risque. Quoique vous ayez à dire, dites le, je ne m’en préoccuperais pas. »


Mais Granger secoua la tête.


« Non, c’était stupide. » Puis, s’agenouillant à son tour à un mètre de Harry, elle se mit à parler de sa voix la plus douce, débitant des inepties sans fin concernant Poudlard, le quidditch, les cours, les élèves… après un instant d’hésitation, le fils Weasley vint s’agenouiller auprès d’elle, un bras sur les épaules.


Severus devait reconnaître que le ronron des paroles que prodiguait la jeune fille sans s’interrompre avait quelque chose d’envoûtant et d’apaisant. Outre le fait qu’il se serait passé d’apprendre que Longdubat avait trouvé l’âme sœur chez Pouffsouffle ( quelle surprise, vraiment ), et que la saison de quidditch s’annonçait mal pour les Canon de Chudley, il devait admettre que l’entrevue se passait mieux qu’il l’avait espéré.


Harry avait finalement décontracté ses épaules après une dizaine de minutes de ce flot continu de parole, apparemment rassuré sur le fait que ses amis n’allaient pas tenté de le toucher, ou quel qu’autre réflexe stupide.


Quand Granger cessa enfin de parler et se releva, comme à regret, Severus luttait contre une crampe après être resté plus d’une heure sans oser bouger. Le diable soit de la Gryffondor, mais il lui était tout de même reconnaissant ; si Harry ne pouvait communiquer avec eux, il avait toutefois reçu malgré lui un large tableau de ce qu’était devenue et restée la vie à Poudlard en son absence.


Et malgré son manque de réaction, Severus ne pouvait qu’espérer que le garçon en ait retiré quelque chose.


Visiblement épuisée, la jeune fille recula, tenant toujours le jeune Weasley par la main.


« Au revoir, Harry, » fit elle doucement. « A bientôt. Nous reviendrons, et… toi aussi, je l’espère. »


Avec un dernier regard pour les deux professeurs, elle se dirigea vers la porte avec une précipitation qui trahissait son émotion.


Le garçon, lui, resta un instant en arrière.


« Merci, » fit il à l’attention du directeur et du maître des potions. Puis pour Snape :
« Je regrette ce que j’ai dit tout à l’heure. C’est juste… » il fit un vague geste en direction de Harry qui n’avait pas bougé. « Faites de votre mieux, d’accord ? On a besoin de lui. » puis, avec un soupir. « A bientôt, Harry. Tache de revenir parmi nous au plus vite, vieux. »


Sans plus attendre, il courut à la poursuite de son amie. L’espace d’une fraction de seconde, Snape eut l’impression que Harry avait levé le regard vers son ami, mais quand il baissa tout à fait les yeux sur l’esclave, celui-ci était toujours aussi parfaitement immobile.


La porte se referma, et Dumbledore poussa un long soupir.


« Eh bien, cela ne s’est pas trop mal passé, je pense. »


« Ca aurait pu être pire » temporisa Snape ; une seconde avant que Harry ne s’effondre au sol, gémissant sous la torture du collier.


Les deux sorciers restèrent un instant à le regarder, muets d’horreur. Puis, sans réfléchir, Severus attrapa le garçon au sol et jetant une poignée de poudre de cheminette, se précipita dans ses appartements.


Une minute plus tard, Harry revenait à lui, respirant avec difficulté.


« Pardon… maître… » souffla-t-il


Severus secoua la tête.


« C’est moi qui m’excuse, Harry, cette confrontation était une mauvaise idée. » il fit apparaître un vers d’eau, avant de se raviser. Harry n’était autorisé à boire que l’eau de la douche…


« Te sens-tu capable d’en parler ? » demanda-t-il en désespoir de cause


« Maître ? »


A nouveau ce regard vide.


« Penses tu pouvoir parler de ce qu’il s’est passé sans réactiver le collier ? »


« Je… oui… désobéis… pardon… pas recommencer, maître. »


Snape l’arrêta d’un geste de la main.


« Tu sais qui sont les personnes qui sont venues te voir dans le bureau du directeur, n’est ce pas ? Tu te souviens d’elles ? »


« Oui, maître. » murmura le garçon.


« As tu compris ce qu’ils t’ont dit, en particulier miss Granger ? »


« Oui, maître. »


A la tension de ses épaules, Snape savait que Harry naviguait sur un terrain dangereux.


« Vas-tu nous aider, Harry ? »


Cette fois, le garçon se crispa tout à fait.


« Je… esclave. Toujours. Obéir maître. »


« Harry, tu m’as très bien compris. Nous ne pourrons rien faire sans toi, alors réponds moi, est ce que tu veux nous aider à faire en sorte que les choses reprennent leur cours normal ? »


Le garçon leva vers lui ses yeux verts troublés et il y lu la réponse.


Je ne sais pas. Je ne veux rien. Faites ce que vous voulez. Tout cela n’a plus d’importance…


Severus Snape soupira. Il pouvait affronter les plus grands sorciers, tenir en respect des hordes d’élèves, mais face à cette absence de volonté, il restait désemparé


« Ce n’est pas grave, Potter. » lâcha-t-il enfin. « D’une façon ou d’une autre, nous trouverons une solution. C’est une promesse que je tiendrais. »


C’était peut être le reflet de ses propres espoirs, peut être juste une ombre, mais alors qu’il se levait, il cru voir une brève étincelle de reconnaissance et de soulagement dans les yeux vides du garçon…

Ce fut la veille de la rentrée des élèves que l’incident se produisit.


La journée, pour ne pas changer, avait passablement mal commencé. Réveillé plusieurs fois dans la nuit par les cris du garçon, ceux de ses cauchemars d’abord, ceux de douleur ensuite tandis que le collier le punissait, il s’était décidé à se lever dans un état second, l’esprit embrumé. Pas assez cependant pour ne pas remarquer la courbe des fesses du garçon à ses côtés… Voldemort n’avait peut être pas pris soin de nourrir son esclave, mais il s’était certainement assuré que certaines parties de son anatomie restent particulièrement agréables à l’œil… avant qu’il ait pu arrêter le cours de ses pensées, il sentit son sexe intéressé s’éveiller.


Aussitôt, un Harry fatigué avait rampé entre ses jambes pour s’occuper de son problème, laissant le maître grogner de frustration et de plaisir.
Ne pouvait il donc avoir aucun contrôle sur ses pulsions ? Mais les caresses expertes que lui prodiguaient Harry jour après jour ne faisaient qu’ancrer en lui le désir pour cette silhouette frêle et avide, qu’il savait pourtant aucunement intéressée par leurs ébats…


Ce fût peut-être la fatigue ou la colère qui le poussa à prendre le garçon avec moins de précautions qu’à l’habitude, poussant furieusement des reins tandis qu’il le besognait avec ardeur, pressé d’en finir.
Harry resta aussi soumis et disponible qu’à son habitude, évidemment, mais quand le maître des potions se retira, avec quelques derniers coups de rein qu’il aurait presque pu qualifier de brutaux, il ne put s’empêcher de jurer.


Un filet de sang avait coulé jusque sur ses propres cuisses, tachant le drap… dans sa hâte, il avait réouvert les blessures du garçon.


Il soupira et lança un rapide sort de soin, passant une main dans les cheveux du garçon sans un mot. Puis, incapable de le regarder plus longtemps, il s’enfuit dans la salle à manger.


Demain, les élèves seraient de retour, et il devrait assurer ses cours. Face aux enfants de Mangemorts. Et sans laisser Harry seul plus d’une heure. Harry. Toujours Harry.
Une semaine était passée, et il ne voyait aucune amélioration réelle dans la condition du garçon. Il semblait avoir moins de mal à se déplacer et il avait certes repris un peu de poids. Mais il ne semblait guère reprendre de force, miné par les toxines des potions de sommeil sans rêves que son organisme cherchait à purger et les cauchemars qui hantaient ses nuits.


Et surtout, il ne semblait guère vouloir sortie de son état d’esclave soumis, sans état d’âme, et opposait son regard vide et ses « oui, maître » à toute conversation que Severus cherchait à immiscer.


De temps à autre, il lui semblait voir une lueur s’allumer dans les yeux de Harry, quelque chose comme de la lassitude, de la peur, de la reconnaissance après qu’il ait fait jouir le garçon… mais elle ne durait jamais plus que le temps d’une seconde, et Severus commençait à désespérer.
Il pouvait presque sentir, parfois, dans des moments de calme, que le garçon regardait autour de lui d’un air moins vide, comme si une partie de lui, sous-jacente, réfléchissait lentement à la situation. Il avait parfois l’impression que Harry voulait parler, en dire plus, dire autre chose… mais il ne le faisait pas.


Pour l’heure, plongé dans ses potions, Severus tentait d’oublier Harry qu’il avait laissé agenouillé dans un coin du laboratoire, aussi discret que toujours. Inexistant. S’il avait su qu’un jour il en voudrait à Potter de se rendre invisible… Merlin. C’était bien d’une potion d’énergie qu’il avait besoin, et d’une pour calmer ses nerfs, également…


D’un mouvement de baguette, il mit un chaudron en route, puis un autre. Soulevant une bouteille, versant le contenu d’une fiole, il se laissa absorber par la préparation des potions. Rien ne le détendait mieux que cela… en dehors, peut être, d’une séance de sexe. Une vraie, pas une de ces odieuses mise en scènes auxquelles il devait se prêter avec un adolescent qui aurait pu être son fils, et qui lui procurait malgré lui plus de plaisir qu’aucun de ses anciens partenaires, un garçon qui lui offrait ses services au prix de sa propres souffrance, et qu’il prenait, jour après jour…


Une explosion assourdissante interrompit ses pensées. Le chaudron, Merlin, que venait il de rajouter ? Distrait par la colère qui l’avait gagné, il avait renversé un pot entier de mandragore dans le chaudron qui bouillait à l’autre bout du laboratoire… il jura tout bas, il savait pourtant bien qu’il ne fallait jamais préparer de potion aussi délicate sans avoir vidé son esprit, mais Harry… Harry !


Toujours agenouillé dans le coin de la pièce, le garçon avait levé un bras pour protéger son visage, et toussait dans les fumées toxiques.


« Potter, sortez de là, par derrière ! Vite ! »


Mais le garçon le regarda de son air impuissant, incapable de bouger sans être mené en laisse. Snape calcula rapidement les distances ; les débris et les fumées de potions lui coupaient l’accès direct au garçon, s’il devait faire le tour par la réserve, il lui faudrait plusieurs minutes et Harry aurait le temps d’être gravement brûlé…


Jurant, il jeta un rapide protego et s’élança à travers la pièce enfumée, attrapant rapidement la laisse de cuir et entraînant le garçon à sa suite, jusqu’à la sécurité du salon.
Il traîna littéralement Harry sur le canapé, toussant, les yeux le brûlant, et du attendre plusieurs minutes avant de pouvoir se tourner vers l’adolescent qui suffoquait également.


Le constat était sévère. Le garçon portait des brûlures sur le torse, la potion en fusion avait rongé la toile du jean pour s’attaquer à ses jambes et il saignait du nez d’avoir trop respiré les fumées acides.


Brandissant sa baguette, Severus s’empressa de lancer les sorts de soins adéquats, sentant la colère monter un peu plus en lui à chaque instant.


« Merlin ! » explosa-t-il enfin quand il eut prit soin des principales blessures. « A quoi pensais tu, à rester là, à te faire brûler ? »


« Maître… pas bouger… interdit »


« Est ce que tu ne pouvais pas au moins crier pour me prévenir que tu étais blessé ? N’es tu donc pas capable de t’en rendre compte ? Où est ton fichu instinct de survie, Potter ? »


« Interdit… déranger maître. » fit le garçon d’une voix étranglée. On y était. On y était enfin. Les yeux rouges et exorbités, le maître semblait écumer de rage, et une rage dirigée contre lui. Rentrant la tête dans les épaules, il attendit la suite. Enfin.


« Interdit ! Interdit ! » singea le professeur « Est ce que tu sais dire autre chose ? Tu as faillit mourir là, dans ce stupide laboratoire, après tout ce que j’ai fait pour te sauver ! Merlin, j’aurai tout aussi bien pu y rester aussi ! Qu’est ce que tu as à dire à ça, stupide gamin ? Et ne t’avises pas seulement de prononcer le mot ‘maître’ ou je jure de t’étrangler avec ce fichu collier ! »


Mais il n’en eu jamais l’occasion. A peine eut il fini de prononcer ces mots que les yeux de l’adolescent s’écarquillèrent, et Harry retomba sur le canapé, les mains crispées sur son cou dans un geste que Snape ne lui avait encore jamais vu faire.
Ce ne furent pas des gémissements mais des cris rauques qui s’échappèrent de la gorge du garçon cette fois, tandis que le professeur, atterré, restait pétrifié devant le spectacle.
Le châtiment ne semblait pas vouloir s’arrêter, et Severus cherchait désespérément un moyen d’intervenir quand le corps de Harry redevint soudain souple, les cris cessant. Il venait de perdre connaissance.


Cherchant toujours son souffle, Snape se mit à faire les cent pas devant le canapé, ses poings serrés tremblants toujours de rage. Mais plus contre le garçon à présent. Oh, ce n’avait jamais réellement été contre lui, après tout, mais… mais quoi ? Contre la fatalité, le destin, la monstruosité de ce que Voldemort avait fait à l’enfant, ce regard absent insupportable, cette passivité qui lui donnait des envies de meurtre, son impuissance…


Avec un cri de colère, il saisit le premier objet qui lui tomba sous la main et le projeta contre le mur. Le presse papier de verre éclata en mille morceaux dans un fracas satisfaisant ; subitement vidé, Snape se laissa tomber dans le fauteuil le plus proche.
Merlin. Il devait trouver un moyen d’évacuer sa frustration autrement qu’en cassant des objets et en criant sur le garçon. Ce n’était certainement pas ainsi qu’il allait gagner sa confiance et lui faire comprendre qu’il n’était plus un esclave…


Il ferma les yeux un instant, prit une grande inspiration, et se leva résolument pour rejoindre Harry. Il n’avait pas voulu cela, non, mais c’était tout de même de sa faute. Harry paraissait plus reposé et plus jeune qu’il ne l’avait jamais vu, ainsi, enfin libéré de la tension qui l’habitait en permanence. Ses traits étaient marqués et secs, mais il y avait en lui quelque chose d’innocent et de… beau. Tout simplement beau.


Avec toute la douceur dont il était capable, Severus se pencha pour remettre une mèche brune en place avant de prendre le garçon dans ses bras et de l’emmener vers sa chambre. Leur chambre.

Il avait chaud, et l’air qu’il respirait était suffoquant. Il pouvait vaguement sentir qu’il était allongé sur quelque chose de mou et espérait de tout son cœur que le maître n’était pas loin. Si le collier le punissait encore… il gémit à ce souvenir. Oh, le collier le punissait souvent, mais rarement comme il l’avait fait avant qu’il ne perde connaissance. Et pour cause ; il avait mis la vie d’un maître en danger ! Le maître qui prenait soin de lui, Snape… si seulement il avait eu le choix, mais les règles étaient claires : interdiction de se déplacer sans laisse. Si le maître l’avait désiré à cet instant, il aurait pu se précipiter vers lui à quatre pattes, mais ce n’avait pas été le cas et le maître avait failli mourir. Par sa faute.


A ses côtés, il sentit le matelas bouger et quelque chose de froid et humide vint refroidir son front brûlant. Il aurait tant voulu lécher les gouttes d’eau qui tombaient sur son visage, mais il n’en avait pas le droit… doucement, le linge mouillé parcouru son visage, puis son cou, ses épaules, le laissant moins moite et courbatu. Le maître prenait soin de lui… Snape… il n’était donc pas réellement un valet de Voldemort, finalement… mais dieu merci, il portait la Marque, et cela suffisait à convaincre le collier.


Oh, il n’était pas dupe. Maître Snape n’était pas au service de Son Maître, il l’avait enlevé… mais il ne pouvait rien contre cela, après tout, et il n’allait pas s’en plaindre…


Si seulement il pouvait faire moins chaud. Si ses muscles pouvaient cesser de crier leur douleur, si…
Le gant mouillé et merveilleusement froid vint se reposer sur son front et il soupira.
Peut être, après tout, était ce vrai. Peut être les choses allaient elles finir par s’améliorer.


Les élèves étaient enfin de retour à Poudlard, faisant résonner les couloirs de leurs voix et de leurs cris de joies.
En temps normal, Severus Snape en eut été contrarié. Ce jour là, cependant, après une heure de cours, il décida qu’il détestait purement et simplement leur existence.


Evidemment, les potions de démonstration pour les cours du jour n’avaient pas été prêtes à temps après l’explosion de son laboratoire. Bien-sûr, ses élèves s’étaient montrés odieux, en particulier ses Serpentards. Le manque de sommeil n’aidant guère sa patience, il avait distribué punitions, retenues et points en moins avec une générosité encore inégalée, et ce dans sa propre maison…


Bien entendu, Potter n’avait pas dormi. Il avait lutté toute la nuit contre la fièvre et Snape l’avait veillé, tentant de faire baisser sa température avec un linge trempé dans de l’eau glacée. Plusieurs fois, il avait porté le garçon jusque sous la douche, pour rafraîchir entièrement son corps et le faire boire.


Quand les premiers rayons de soleil avaient enfin percé, il avait pu se lever, chancelant légèrement, et manger à même sa main.
Il avait pensé laisser Harry au lit et revenir le voir assez régulièrement pour éviter que le collier ne réagisse, mais dans cet état, il n’en était pas question. Il avait donc transformé le garçon dans la forme à laquelle il était familière, et l’avait laissé sur le canapé de son bureau avec pour instruction de ne pas en sortir. Non pas qu’il ait eu le choix, bien sur…


Non, Severus Snape n’était ni de bonne humeur, ni dans une forme prodigieuse ce jour-là, mais cela n’excusa en rien, à ses yeux, son manque de vigilance quand arriva la dernière heure de cours de l’après-midi, sa deuxième de la journée avec ses chers serpentards.


Tous s’étaient assis dans un silence hostile. Severus n’en fut pas à moitié aussi contrarié que des ondes de sympathie et de reconnaissance qui émanaient de l’autre moitié de ses élèves, arborant fièrement les couleurs rouge et or.
L’absence de Draco Malfoy aurait du l’inquiéter, ou tout au moins l’alerter, mais il songea seulement que le garçon avait eut son compte avec les trois semaines de retenue qu’il lui avait infligé le matin, et pour tout dire, il en fut plutôt soulagé.


Mais ses instincts, pourtant infaillibles jusqu’alors, ne l’avertirent de rien tandis qu’il retournait vers son bureau à la fin de cette journée particulièrement éprouvante. Ce ne fut qu’en poussant la porte que Severus sentit que quelque chose n’allait pas ; en une seconde, il fut dans la pièce, baguette au poing, et resta figé devant le spectacle qui s’offrait à lui.


Draco Malfoy n’était pas allé bien loin, finalement. Adossé au mur, l’adolescent le regarda entrer, un fin sourire aux lèvres, sa main crispée sur une poignée de cheveux noirs guidant la tête d’Harry entre ses jambes.


Snape leva sa baguette dans un grondement, mais fut interrompu par un geste de Draco, plus sûr de lui que jamais.


« Faites ça et je le tue » lâcha-t-il rapidement, redoublant d’ardeur dans la bouche du garçon agenouillé devant lui. « S’il ne peut pas finir ce qu’il a commencé, son collier se chargera de le dresser, et faites moi confiance, je ferais en sorte qu’il ne s’arrête pas jusqu’à ce que Potter ne puisse plus respirer… définitivement. »


Le maître des potions resta pétrifié, la baguette toujours pointée sur Draco. Le garçon avait raison et il le savait. Il devrait attendre… mais quand il aurait fini, alors…


Le garçon éclata de rire et repoussa Harry, le tirant d’un coup sec de la laisse. Sans ménagement, il le poussa à genoux sur le canapé, ses yeux gris et brillants plantés dans ceux de son directeur de maison.


Sans plus attendre, il pénétra son ancien camarade d’un violent coup de rein, tenant la laisse tendue comme il avait si souvent vu Voldemort le faire.


« Il vous plait, n’est ce pas ? Je suis sûr que vous l’avez enlevé juste pour ça, pour pouvoir le prendre toute la journée, dans toutes les positons… il est bon, pas vrai ? Si bon et si docile, Harry, tu aimes cela, n’est ce pas ? »


« Oui, maître » répondit l’autre garçon d’une voix plate


Draco éclata de rire, accélérant le rythme.


« J’ai toujours adoré le prendre. Ils avaient raison après tout… il est vraiment spécial… un très bon coup, le bibelot le plus excitant du monde… »


Riant tout bas, l’adolescent se pencha contre Harry, enfonçant ses ongles dans ses hanches, et mordant avec férocité son épaule.


Horrifié, Snape vit la blessure se mettre à saigner tandis que Draco redoublait de brutalité, grognant son plaisir. Comment l’adolescent si distingué et maître de lui pouvait il se transformer en cette petite brute violente et sanguinaire ?


Le garçon se redressa subitement, la tête renversée dans une mimique de pure extase, tendant la laisse jusqu’à en étrangler Harry, et jouit dans un cri furieux au creux des reins de son ancien ennemi.
Puis, riant et pantelant, il le repoussa en le cinglant de la laisse, oubliant visiblement la présence du professeur.


Il fallu une seconde à Severus pour se secouer de sa torpeur et lancer un petrificus à Draco qui retomba sur le sol, raide. Jurant à voix haute, il se précipita vers Harry qui s’était péniblement redressé à genoux.


La morsure à l’épaule était profonde, mais une potions suffirait à la soigner. Le jeune mangemort semblait avoir eut le temps de maltraiter l’esclave avant son arrivée, mais pas au point de le blesser sérieusement. D’un rapide accio, il fit voler une potions dans sa main et la fit boire au garçon, avant de terminer les soins les plus urgents de quelques sorts.


Puis il se tourna vers Draco, toujours pétrifié sur le sol. Il avait rarement ressenti autant de mépris que pour le jeune homme qui gisait là, un sourire triomphant encore affiché sur le visage. Comment avait il pu se laisser corrompre ainsi, laisser la vengeance et les idéaux de son père prendre le pas sur ses propres valeurs morales ? Il savait que Draco valait mieux que cela..
Severus secoua la tête et jeta une poignée de poudre de cheminette.


« Bureau de Dumbledore. »


Si le directeur fut surpris de l’intrusion, il n’en laissa rien paraître.


« Severus, tout va bien ? »


« Non. Draco Malfoy est dans mon bureau, sous petrificus. Venez le chercher et prévenez les Aurors qu’il a agressé et blessé Harry Potter. J’exige qu’il soit renvoyé de Poudlard sur le champ, il représente un danger pour les élèves, sans compter son statut de Mangemort actif. »


Dumbledore resta un instant songeur, avant de hocher la tête.


« J’arrive. Dois-je prévenir Poppy de l’arrivée de Harry ? »


« Ce ne sera pas utile, je l’emmène dans mes appartements. Prévenez moi quand vous en aurez fini avec Draco. »


Là dessus, il recula dans son bureau, et écartant le corps du jeune Malfoy du pied, revint vers Harry qui n’avait pas bougé.


« Tu sens tu capable de marcher jusqu’à mes quartiers ? » demanda-t-il


« Oui, maître »


Prenant soin de ne pas tendre la laisse, Snape conduisit avec précaution le garçon jusqu’à la chambre. Sans un mot, il prit le pot de baume, et une fois de plus, en appliqua sur toutes les blessures du garçon.
La morsure, bien nette. Les griffures. Les marques rouges laissées par les coups de laisse. Draco… Il secoua la tête.
Puis, écartant doucement les jambes du garçon, il s’excusa du regard tandis qu’il soignait les blessures internes provoquées par le viol brutal.
Une fois de plus.


Harry, toutefois, ne réagit pas. Severus le sentait plus tendu, mais également étrangement calme. Bien trop calme… D’un rapide legilimens, il pénétra l’esprit de Harry.


La silhouette distinguée et menaçante de Draco apparut, la vision datant d’une heure plus tôt. La brutalité, le mépris, l’autorité. Les repères que Harry avait désespérément tenté de trouver chez lui, ceux auxquels il avait été dressé à se plier pendant des années pour que sa vie reste tolérable. La violence, oui, l’humiliation, permanentes et imprévisibles, mais une routine qui lui permettait de rester en vie jour après jour, et que Snape tentait à présent de briser.


Passablement abattu, Severus laissa défiler les images de Draco dans son bureau, faisant reprendre sa forme à Harry, saisissant la laisse… il aurait du changer son mot de passe, il aurait du se souvenir qu’il l’avait donné à Draco quelques temps auparavant. Mais inutile de se lamenter sur les pots cassés, ce qui était fait était fait… le dégoût qu’il ressentait pour le garçon ne fit qu’empirer quand la scène changea soudain dans la mémoire de Harry.


Le Manoir des Ténèbres, et le jeune Malfoy venant s’amuser avec l’esclave, sous le regard complaisant de Voldemort. Snape sentit sa colère monter à la vue de la cruauté dont l’adolescent faisait preuve ; Harry sembler plus le craindre encore que Lucius, redoutant sa créativité et sa soif de vengeance.


Le garçon dut sentir sa rage et son mépris pour Draco, car pour la première fois, Snape le sentit pousser un souvenir particulier devant ses yeux. Confusément, Severus comprit qu’il voulait lui montrer quelque chose… quelque chose qui n’allait pas lui plaire mais que Harry tenait désespérément à partager.

Les images se fondirent, pour se reformer dans un agréable paysage d’été. Le ciel bleu, l’herbe haute ; Severus reconnu le parc du Manoir de Voldemort. Et le rire de Draco… il semblait bien plus jeune, et lançait en l’air un furet avant de le rattraper par sa laisse, le balançant à bout de bras. Visiblement ravi de son jeu, il se laissa tomber dans l’herbe et leva sa baguette, transformant l’animal en un garçon brun qui se changea au dessus de lui, posant de justesse ses mains et ses genoux de part et d’autre de Draco.


Harry avait beau redouter les jeux de Malfoy, il ne pouvait s’empêcher de s’émerveiller à la vue du ciel et du soleil qu’il n’avait pas revus depuis plusieurs mois. Si seulement… non, il ne devait pas même y penser. Mais sans lui laisser le temps de réfléchir, Draco s’était déjà emparé de ses cheveux et avait plaqué brutalement ses lèvres contre les siennes, l’embrassant à pleine bouche. Harry se soumit aussitôt à l’intrusion, mais Malfoy ne s’en contenta pas, mordant les lèvres et la langue du garçon avec acharnement. Rapidement, il se mit à balancer les hanches, frottant son sexe contre ses fesses, visiblement excité.


Il ne fallu que quelques secondes pour qu’il le renverse sur le dos, jambes écartées, pour le prendre avec la frénésie d’un adolescent qui découvre les plaisirs du sexe sans se préoccuper un instant de son partenaire.
Visiblement, Draco prenait un plaisir malsain à mordre, constata Severus, amer. Les lèvres de Harry, d’abord, puis sa mâchoire, laissant des marques rouges, avant de s’attaquer à la gorge tendue, cherchant la jugulaire. Rien d’une morsure d’amoureux, non, le geste avait quelque chose de bestial… il pilonnait sans retenue le garçon sous lui, s’enfonçant profondément et brutalement, cherchant autant son plaisir que la douleur de l’autre. Aucune dignité là dedans, rien que le plaisir de soumettre et de posséder… ce que confirmèrent ses paroles, entre deux grognements :


« Tu aimes ça, Potter ? »


« Oui, maître » répondit l’autre sans réfléchir, le regard perdu dans le ciel.


« Oui, c’est bien comme ça que tu aurais toujours du m’appeler, esclave, c’est là qu’est ta place, sous moi, pour mon plaisir, tu n’es rien, tu m’entends, tu n’as jamais rien été ! »


« Oui, maître » répété Harry. Snape pouvait sentir les vagues de haine et de dégoût que le garçon refoulait soigneusement, pour ne pas laisser une chance au collier de le punir.


« Est ce que ça te fait mal, Potter, quand ils te prennent ? Quand ils te font tous monter sur leurs genoux sans préparation, les uns après les autres ? » susurra Draco d’un ton obscène, s’excitant furieusement en lui.


Harry aurait voulu vomir, mais il ne put que répondre :


« Oui, maître ». Et ce n’était que trop vrai.


Draco parti d’un rire sadique, plantant ses dents dans sa gorge alors que ses mouvements se faisaient plus frénétiques.
Il jouit enfin, avec un cri de triomphe, et roula dans l’herbe aux côtés de l’esclave, riant toujours de ce rire léger et satisfait qui donnait la chair de poule à Snape. Comment avait il pu ne pas voir cela en son élève ? Cette folie profondément malsaine ?


« Reste comme ça, Harry, les cuisses écartées, c’est ton meilleur profil ! » Haletant, Draco cueillit un brin d’herbe qu’il se mit à mordiller, un large sourire aux lèvres.


« C’est vraiment dommage que Dumbledore et les autres ne puissent pas te voir comme ça. J’adorerai voir la tête de Weasley et Granger ; leur cher Potter en harnais aux services des Mangemorts ! Ca n’aurait pas de prix, vraiment… sais tu qu’ils ont monté une espèce de club Harry Potter de défense contre les forces du mal ? ‘Pour avoir les meilleures chances de te secourir’ ; c’est pathétique, vraiment, comme si tu avais besoin d’être secouru… tu as enfin trouvé ta juste place, Potter ! »


Harry ne dit rien, fixant les nuages et s’efforçant de ne pas penser à ses amis. Interdit. C’était interdit. Et c’était tout aussi bien, vraiment…


Malfoy saisit une pierre dans l’herbe et se mit à la lancer en l’air, la rattrapant au dernier moment.


« Ah, Harry, tu aurais du voir ce dernier match de quidditch… victoire des Serpentards, bien entendu, n’en es tu pas heureux ? »


« Oui, maître »


Draco éclata de rire.


« Tu peux l’être. Tu as toujours été un joueur exécrable, la seule raison pour laquelle ils t’ont prit dans l’équipe est ta célébrité, tu le sais très bien ! »


« Oui, maître » vint à nouveau la voix neutre et soumise de l’adolescent à ses côtés.


« Ton seul véritable talent est de prendre ce qu’on te met dans la bouche et dans les reins, Potter, je l’ai toujours dit… à ce sujet, je me demande… » musarda le garçon, attrapant à nouveau la pierre avec laquelle il jouait.


Il s’assit, soudain concentré, et sortant sa baguette, entreprit de donner une nouvelle forme au caillou. Une forme que Harry reconnut aussitôt ; celle d’un sexe long et large, fièrement érigé. Draco travailla un instant, pour obtenir une texture aussi lisse et brillante que du marbre.


La pierre à la main, il se retourna vers Harry d’un air gourmand.


« j’ai une petite idée d’expérience intéressante pour le Seigneur des Ténèbres… jusqu’où es tu capable d’encaisser, Harry ? » chuchota Draco à son oreille, glissant le sexe de pierre entre ses jambes.


Harry se raidit. L’objet était bien plus large qu’un membre de taille normal, et certainement bien plus dur alors qu’il le pénétrait sans délicatesse, glissant en lui à la force du poignet de Malfoy.


« Ne crie que quand tu ne pourras vraiment plus te retenir, Harry. C’est une expérience scientifique, après tout… »


Les yeux brillants, il entama de lents va et vient avec l’objet, avant de le retirer, satisfait.


« Bien. Plus gros, je dirais. »


D’un mouvement de baguette, il élargit l’objet avant de le replonger de toute sa longueur au creux des reins d’Harry qui se mordit les lèvres, ses paupières fermées dans un effort pour tenter de penser à autre chose.
L’objet était dur et froid, lisse et lourd à l’intérieur de lui, et bien assez gros pour faire irradier une douleur sourde dans tout son corps.


Mais Malfoy ne fut pas convaincu, et un instant plus tard ce fut un sexe de pierre d’une taille plus imposante encore qui vint le pénétrer sans pitié, déchirant les parois. Il ne put retenir un gémissement et sentit les ondes de plaisir émaner de Draco au dessus de lui.


« Ah, nous approchons d’un résultat, je vois… mais je suis sur que tu peux faire mieux que cela, Harry. Tu es un garçon très spécial, après tout… »


Pendant un long moment, il continua ses va et viens, patiemment et méthodiquement, jusqu’à ce que l’esclave se taise enfin, la sueur coulant le long de son front.


« J’en étais sûr. Tu peux prendre plus… tu es fait pour cela, Potter » fit Malfoy en riant doucement.


Et une fois de plus, il agrandit l’objet, avant de le replonger dans l’orifice meurtri de Harry.


Severus aurait voulu pouvoir tuer le garçon de ses mains. Les deux. Draco pour son ignominie, Harry pour abréger ses souffrance. Comment le petit garçon qu’il avait connut avait il pu devenir ce monstre sans la moindre pitié, goûtant avec perversité à cette cruauté sans nom ?
Il avait beau être un mangemort depuis presque la moitié de sa vie, Snape ne se rappelait pas d’avoir vu une telle étincelle de malveillance dans un regard auparavant. Et ce sourire satisfait, Merlin…


Si Albus lui en laissait une chance, il s’occuperait lui même de Draco. Quoique le garçon ait pu représenter pour lui dans le passé, il était devenu quelque chose qui ne devait absolument pas être autorisé à marcher libre sur terre, encore moins avec la Marque sur le bras…


Mais un cri déchirant le ramena à la scène à laquelle il assistait malgré lui ; incapable de retenir ses cris plus longtemps, Harry avait cédé. Cela ne fit rien pour adoucir Draco, cependant ; le garçon se contenta de faire aller et venir l’objet dans les reins du garçon qui criait sa douleur, impuissant, son autre main s’agitant furieusement contre son érection déjà réveillée.


Le calvaire de Harry ne prit fin que lorsque Draco décida de remplacer le membre de pierre disproportionné par le sien ; mais les cris ne cessèrent pas pour autant…


Incapable de soutenir la vision plus longtemps, Severus s’éjecta de l’esprit de Harry, fixant le garçon d’un air horrifié.


Harry lui rendit son regard, le sien résigné, celui d’un vieillard de cent ans, celui d’un petit garçon battu et oublié au fond d’un placard, celui d’un esclave violé et maltraité et qui n’avait pas le droit de s’en plaindre.


Pour la première fois depuis qu’il l’avait revu, Snape songea qu’il venait de voir l’âme de Harry refaire surface dans ces yeux.


Sans réfléchir, il s’avança vers le garçon qui ne tressaillit pas quand il le prit dans ses bras. Comme un enfant. Comme un blessé. Comme un amant fragile et désespéré.


« Il paiera, Harry » murmura-t-il quand il fut sûr de sa voix. « Ils paieront tous. Je m’en assurerai personnellement. Merlin, si j’avais eu la moindre idée… Je regrette, Harry, plus que tu ne le penses. Pour Draco, pour… tout. »

Pour la marque qui ornait son bras, songea-t-il. Celle qui l’avait fait obéir à Draco, à Voldemort, à tous les mangemorts qui l’avaient maltraités, celle qu’il avait prit volontairement il y a des années et qui lui permettait à présent de diriger Harry.
Jamais auparavant elle ne lui avait fait autant horreur…

Désemparé, à court de mots, il se contenta de bercer le garçon. Puis, se rappelant soudain du bavardage inepte de Granger, il s’éclaircit la voix, et se mit à parler.


Il lui dit ses regrets, pour sa conduite jadis alors que Harry était son élève, et pour ce qui s’était passé la veille, ses regrets d’être devenu Mangemort et son horreur devant ce qu’il avait vu et fait. Il lui raconta Poudlard, avant son arrivée et pendant son absence, la vie qu’il avait quitté, et celle qu’il n’avait pas connu. Il parla de ce qui avait été, et de ce qui aurait pu être, et à la fin oublia même de penser à ce qu’il disait, se contentant de déverser un flot continu de paroles d’une voix grave et apaisante, sentant le garçon dans ses bras frémir et trembler parfois, se détendre enfin à mesure que les heures passaient.


Quand il n’eut plus de mots, il se mit à fredonner, pour ce qui lui sembla être la première fois de sa vie, et quand il sentit que Harry s’était enfin endormi, au milieu de la nuit, ce fut dans un état d’épuisement qui ressemblait à une transe qu’il déposa un léger baiser sur le front du garçon, avant de fermer les yeux à son tour.


Dans son sommeil, Harry tendit une main vers le professeur, et sans se réveiller, vint doucement se pelotonner contre lui, avec ce qui ressemblait au plus léger des sourires au lèvres.


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